CSRD : ce que veulent vraiment les ETI
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Le débat continue de faire rage entre tenants et opposants à la directive de reporting européenne
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Le débat continue de faire rage entre tenants et opposants à la directive de reporting européenne
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Les sondages se suivent à grande allure, mais ne se ressemblent pas toujours. Fort d'une enquête menée auprès de 1 200 entreprises comptant entre 250 et 5 000 salariés et réalisant un chiffre d'affaires inférieur à 1,5 milliard d'euros, le METI (Mouvement des ETI) affirme dans un communiqué au vitriol : « Il n'est pas une seule ETI qui ne juge pas la CSRD "complexe", plus d'1 ETI sur 2 la juge même "extrêmement complexe". »
Il reproche au régulateur de faire primer « la preuve de la décarbonation sur l'acte de se décarboner » et de contraindre « des milliers d'ETI aux ressources financières et humaines limitées à se jeter à corps perdu dans un exercice de rapportage semblable à un puits sans fond, plutôt que de concentrer massivement leurs moyens sur la lutte contre le changement climatique.
Et de citer l'exemple d'une entreprise de 400 salariés et 70 millions d'euros de chiffre d'affaires, qui ne peut dédier guère plus de trois personnes aux tâches administratives. « Comment a-t-on pu croire un seul instant que sélectionner, collecter et renseigner des centaines d'indicateurs serait favorable à son activité et à sa compétitivité ? » s'interroge le communiqué.
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Autre grief avancé par le METI : le coût de la CSRD pour les entreprises, évalué à 400 000 euros par an. Un chiffre contredit par le benchmark réalisé par une vingtaine de professionnels de la RSE, qui accompagnent les entreprises notamment sur la CSRD. Le coût pour une ETI (de 1 000 personnes) serait de 49 000 euros en moyenne, puis une licence annuelle de 12 000 euros. Une différence qui résulterait des économies d'échelle déjà réalisées et qui devraient s'accélérer avec le déploiement de l'IA.
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