D'après l'OCDE, entre 2000 et 2025, plus de 860 politiques financières climatiques ont été adoptées dans 111 pays du monde.
Joe Bavier - REUTERS - Stephane Mahe
Selon l’OCDE, les marchés financiers restent largement orientés vers les activités carbonées. Mais des progrès sont à noter dans les politiques climatiques des États et les investissements dans l'économie réelle.
L’alignement de la finance mondiale avec les objectifs climatiques progresse, mais les actifs financiers liés aux énergies fossiles sont toujours majoritaires. Ce qui empêche l’économie du globe d'être pleinement alignée avec les objectifs de l’Accord de Paris pour le climat.
C'est ce qui ressort d'un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), publié ce mardi. « Nous sommes riches en politiques mais pauvres en investissements », arésumé l'institution internationale, lors de la présentation de la deuxième édition du rapport ce lundi.
Les énergies fossiles attirent encore les investissements
« Alors que les investissements de l'économie réelle dans les énergies propres augmentent, le financement des combustibles fossiles reste supérieur au financement bas-carbone dans la plupart des classes d'actifs », déplore l'étude.
Du côté des marchés financiers, souligne l'OCDE, fin 2025, les actions cotées dans les secteurs bas carbone ne représentent encore que moins de 6 % de la capitalisation boursière mondiale. En outre, leur volume reste trois fois inférieur à celui des secteurs fortement émetteurs de gaz à effet de serre.
Par ailleurs, si les obligations vertes progressent dans le monde, leur poids demeure encore limité : elles représentent seulement 4 % de l’encours mondial des obligations d’entreprise, contre 5 % pour les obligations émises par les entreprises du secteur des combustibles fossiles.
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Autre fait à retenir : « les banques continuent d’affecter plus de financements aux combustibles fossiles qu’aux énergies bas carbone », note l'OCDE. En 2024, le financement bancaire du secteur fossile représentait un peu plus de 1 000 milliards de dollars, contre un peu moins de 1 000 milliards pour les énergies bas carbone. L’écart s’est réduit depuis 2021, mais n’a pas encore été inversé.