Ressource en eau : le Haut-Commissariat au plan alerte sur le risque d'une France à sec en 2050

Dominique Pialot
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L'irrigation pourrait représenter le tiers des prélèvements d'eau en 2050.
Reuters

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L'irrigation pourrait représenter le tiers des prélèvements d'eau en 2050.
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En 2050, pas moins de 88 % du territoire métropolitain pourraient se trouver en situation de tension hydrique l'été, générant des restrictions d'usage susceptibles de toucher à la fois les industriels, les particuliers et les agriculteurs. C'est plus encore qu'à l'été 2022, quand 86 % de l'Hexagone et de la Corse étaient concernés.
Telle est la conclusion alarmiste du troisième et dernier volet sur l'eau rendu public ce 25 juin par le Haut-Commissariat au plan et à la stratégie. Ce rapport, fondé sur l'étude d'un territoire découpé en 40 bassins-versants, met en regard les projections de la disponibilité en eau en 2050, avec les prélèvements et consommations prévisibles selon trois scénarios allant du tendanciel au scénario de rupture, en passant par la mise en œuvre complète des politiques publiques prévues à date.
En cause, le changement climatique, qui augmente les besoins environnementaux, et l'explosion des prélèvements et des consommations - la partie qui n'est pas restituée au milieu - liée aux activités humaines.
Cette situation, qui serait accentuée dans le Sud-Est et le Sud-Ouest en raison à la fois du changement climatique et de besoins accrus en irrigation, dépasserait dans bien des cas les seuls mois d'hiver et les seules années au printemps sec et chaud.
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Les projections sont d'ailleurs nettement plus catastrophiques concernant les consommations que les prélèvements, qui évoluent parfois de façon contrastée. Ainsi, la Vallée du Rhône voit les prélèvements diminuer grâce à au remplacement de centrales vieillissantes par des réacteurs plus sobres, mais les consommations augmenteront sous l'effet d'une production nucléaire accrue. Pour autant, les auteurs rappellent que si l'énergie en représente aujourd'hui la moitié, en 2050 ce serait l'irrigation qui pèserait pour un tiers des prélèvements.
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Dominique Pialot
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