Le Grand Paris va redessiner la carte de l'offre immobilière

 |  | 394 mots
Lecture 2 min.
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : REUTERS)
Le projet visant à redynamiser l'Île-de-France ouvrira de nouvelles opportunités aux opérateurs du secteur.

« Les marchés constatent. Ils n'anticipent pas », a regretté jeudi Maurice Gauchot, le président du conseil en immobilier CBRE à l'occasion d'une conférence sur le Grand Paris, organisée par le Salon de l'immobilier d'entreprise (Simi). Précisément, le défi du Grand Paris, qui vise à redynamiser la région Île-de-France tout en favorisant la mobilité de banlieue à banlieue et le désenclavement de certains territoires, ouvrira des opportunités aux opérateurs immobiliers.

Pour l'heure, la déclinaison du Grand Paris est encore très confuse avec deux tracés très différents en termes d'infrastructures : le premier, Arc Express, se concentre sur la petite couronne, alors que le second, le Grand huit, vise la grande couronne. Si la copie sera sans doute amendée, le projet est fondamental : « Il va dessiner notre univers immobilier pour les cinquante ans à venir, note Magali Marton, directrice des études au sein du conseil spécialisé DTZ. La desserte en transport en commun est très importante pour les directions immobilières des entreprises et constitue un élément essentiel dans le choix d'une nouvelle implantation. »

Et renchérit Maurice Gauchot, « le Grand Paris va favoriser l'émergence de nouveaux sites, permettre de recréer de l'offre foncière et de renouveler les immeubles de bureaux existants tout en rapprochant l'habitat et l'emploi ». CBRE Investors, filiale de CBRE spécialisée dans la gestion de fonds immobiliers, rappelle que les neuf territoires stratégiques répertoriés sont censés favoriser la création de 800.000 à 1 million d'emplois. Or, « lorsque de nouveaux pôles tertiaires sont susceptibles d'atteindre une taille critique, les valeurs locatives des immeubles de bureaux neufs ou restructurés qui y sont situés sont revalorisés, même s'il y a un temps de retard entre le développement d'une infrastructure et les effets sur ces valeurs », analyse Isabelle Assens, directeur des études chez CBRE Investors. Ainsi, à Marne-la-Vallée, les valeurs locatives des immeubles les plus prisés sont passées de 170-195 euros/m2 en 2005 à 200-250 euros/m2 en 2010. À Issy-les-Moulineaux, le tramway T2 a suscité une montée des loyers de 400-430 euros/m2 en 2005 à 450-500 euros/m2 en 2010. Aussi, CBRE Investors a pris le risque calculé d'investir dans des « zones émergentes », à Marne-la-Vallée avec les immeubles Copernic II, Citalium et Citalys ou au Bourget avec Le Mermoz. Sophie Sanchez

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :