L'euro tombe à un plus bas de dix ans face au yen
La Tribune Gestion de Patrimoine, avec l'AFP
La Tribune Gestion de Patrimoine, avec l'AFP
À lire également
L'euro s'est arrimé sous 100,50 yens, un plancher inédit en plus de 10 ans. L'euro est tombé à quelque 100,30 yens à 9h18 à Tokyo (00H18 GMT), nettement sous le niveau de la veille, avant de se redresser un peu. A 15 heures (6 h GMT), il tournait aux environs de 100,50 yens mais tendait à reprendre un mouvement de recul.
L'euro est une monnaie actuellement jugée risquée, à cause des incertitudes sur les finances des pays qui l'utilisent, tandis que le yen fait figure de valeur refuge, même si la situation économique du Japon n'est pas florissante. Les volumes d'échanges sur les marchés sont extrêmement faibles depuis le début de la semaine, en raison des fêtes de fin d'année, ce qui amplifie les fluctuations brutales.
La chute de l'euro et l'ascension du yen constituent un sujet de préoccupation majeure pour les autorités et entrepreneurs japonais dont les activités à l'étranger se trouvent mécaniquement handicapées.
Bien que critiqué à l'extérieur, le gouvernement japonais se dit toujours susceptible d'intervenir sur le marché des changes pour affaiblir le yen vis-à-vis du dollar ou de l'euro, à cause des répercussions négatives de l'évolution actuelle sur l'économie nationale.
Outre une action concertée avec les pays du G7 une semaine après le séisme et le tsunami du 11 mars, l'Etat nippon a déjà procédé à trois interventions unilatérales depuis le mois de septembre 2010, la plus récente et la plus massive ayant été déclenchée le 31 octobre après un plongeon du dollar à 75,32 yens.
Elle a permis de redresser le billet vert et de le maintenir au-dessus de 78 yens pendant quelques jours, puis entre 77 et 78 yens par la suite, avec quelques passages furtifs sous 77. En revanche, l'euro, qui naviguait vers 103-105 yens fin novembre, n'a cessé de décliner ces dernières semaines.
La Tribune Gestion de Patrimoine, avec l'AFP
Placements européens : que peuvent espérer les épargnants français ?
La Chronique de Marc Fiorentino. Les Français ne croient plus au système de répartition pour assurer leur retraite
Fiscalité allégée sur la transmission des vignobles : « une bouffée d'oxygène » en Bourgogne
Déclaration des biens immobiliers : un ratage à plus d’1,3 milliard d’euros pour l'État