LA TRIBUNE - Tout d'abord quel bilan tire l'homme des marchés financiers que vous êtes de l'évolution économique en 2022 ?
Axel CHAMPEIL - Le principal événement de cette année 2022 c'est le déclenchement par la Russie de la guerre en Ukraine et l'impact des sanctions économiques prises contre Moscou. Cet impact se retrouve dans l'accélération de la hausse des prix de l'énergie et des matières premières agricoles. Avec pour conséquence une augmentation de l'inflation, qui était déjà présente depuis la fin du confinement dû à la pandémie de Covid-19. Il y a aussi une incertitude politique qui pèse quant à la meilleure énergie à substituer au gaz russe et un contexte général inflationniste qui a déclenché une hausse des taux d'intérêts. Cette inflation est due en partie à des facteurs exogènes, comme la guerre en Ukraine, mais n'oublions pas que la hausse des prix était déjà en cours avant le déclenchement des hostilités.
Depuis quelques années vous revenez régulièrement, comme la plupart de vos confrères, sur la nécessité de normaliser la situation monétaire, en particulier en remontant les taux d'intérêts. C'est ce qui est en train de se passer aujourd'hui : n'êtes-vous pas rassuré ?