La forte poussée inflationniste qui commence à se répandre dans de nombreux champs de l'activité économique se nourrit d'un terreau très inflammable, constitué de nombreux matériaux. Pêle-mêle le choc de reprise de l'après-confinement, la crise d'approvisionnement en semi-conducteurs, la guerre en Ukraine ou encore la pandémie de Covid-19, qui vient de pousser la Chine à une fermeture quasi générale de ses frontières, pour faire face à un coronavirus qui n'a officiellement tué que peu de personnes sur son territoire de 1,4 milliard d'habitants. Spécialiste des données invraisemblables quand ça lui chante, la Chine n'a ainsi comptabilisé que 4.782 morts en 2020 et 146 en 2021, contre 64.759 en France en 2020 et 45.981 en 2021 !
Cette fermeture du pays, signe d'une défaillance majeure, inquiète les milieux d'affaires en relation avec la Chine toujours plus nombreux à rallier Singapour. Au final ce mix événementiel international fort en rebondissements tragiques et décisions politiques chaotiques, qui mettent les marchés à genoux, s'impose comme un carburant idéal pour l'inflation. Puisqu'il génère de fortes quantités d'incertitude. Un matériau psychologique dont la capacité à déstabiliser les marchés, à inquiéter voire paniquer les acteurs économiques, est démontrée.