J.L Desjoyaux : "Déposer 3 à 5 brevets par an pour inventer de nouvelles piscines"
Yann Petiteaux
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Yann Petiteaux
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Acteurs de l'économie - La Tribune : Après le début de la crise économique, Piscines Desjoyaux a connu une longue traversée du désert qui l'a vu chuter de 100 à 68 millions d'euros de chiffres d'affaires entre 2007 et 2013. Depuis, les indicateurs de l'entreprise ont repris une courbe ascendante. Comment expliquez-vous cette capacité de résilience ?
Jean-Louis Desjoyaux. Nous avons bien résisté parce que nous avons investi au total 50 millions d'euros avant et pendant la crise. Sur l'exercice 2007-2008 (l'entreprise clôture ses comptes au 31 août, ndlr), nous avions fabriqué 14 500 bassins. A cette époque, nous avons investi dans la fabrication de moules, la modernisation et l'automatisation de l'outil de production de notre usine stéphanoise. Notre objectif était d'accroître la capacité de production à 25 000 bassins par an.
Bien nous en a pris, car nous sommes tombés à 6 000 - 7 000 bassins en 2013, et le fait d'avoir drastiquement réduit nos coûts de production et de revient nous a permis de ne devoir procéder à aucun licenciement. Nous avons géré la situation au sou près, en maîtrisant au mieux nos frais fixes, si bien que, malgré la crise, nous ne sommes jamais descendus en dessous des deux millions d'euros de résultat net après impôt.
Le dernier exercice devrait se clôturer sur un chiffre d'affaires consolidé de 82 millions d'euros assorti d'un excellent résultat financier. Nous sommes encore loin de notre pic à 100 millions d'euros avec 10 millions de résultat net lors de l'exercice 2007-2008, mais nous espérons retrouver notre niveau d'avant-crise en 2017-2018.
Sur les neuf premiers mois de l'exercice, le chiffre d'affaires de l'entreprise s'est établi à près de 60 millions d'euros, soit une progression de plus de 25 %. Est-ce, selon vous, une tendance durable ?
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
Je suis toujours optimiste, mais il faut aussi savoir rester prudent, car nous sommes sujets, sur certains marchés, aux aléas géopolitiques. En 2007-2008 par exemple, il y a eu la crise grecque, la bulle immobilière espagnole, le terrorisme en Egypte... Aujourd'hui, je pense que l'on est reparti sur une croissance raisonnable de 5 à 10 % par an. L'Egypte a retrouvé des couleurs, l'Allemagne, l'Espagne et l'Asie -en particulier le Vietnam- se portent bien.
Yann Petiteaux
Management. Comment bâtir un projet d'entreprise qui intègre le télétravail ?
"On ne fait pas confiance aux résultats qui nous dérangent, mais à ceux qui nous indiffèrent" (Etienne Klein)
Cédric Osternaud (Casino) : "Développer le e-commerce, y compris dans les zones rurales"
"Nous souhaitons travailler sur une filière du rétrofit en local" Bruno Bernard (Métropole de Lyon)