• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Débats - La Tribune AURAOpinion - La Tribune AURA

Trump et Le Pen : le loup entre dans Paris

Photo de Denis Lafay

Denis Lafay

Publié le 14 février 2017 à 05:30

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 4

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 5

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 6

    Emploi : la Fed désigne le coupable inattendu du chômage des jeunes diplômés américains

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Ce que signifient les premiers pas de Donald Trump à la Maison blanche questionne bien au-delà des frontières américaines. Le "mal" multiforme qui nourrit et que distille le président américain désormais contamine les consciences françaises, si l'on en juge leur indulgence, leur abdication, voire leur allégeance. Il y a urgence, extrême, à endiguer la propagation. Les antidotes du philosophe Etienne Klein pour restaurer le Progrès font lumineusement écho à cette exigence, et s'appliquent à tout résistant...

Pas une ligne (ou presque) dans les médias, pas une seule déclaration au sein de la classe politique pour dénoncer l'indicible cynisme. Et pourtant ou... pour cause : le 25 janvier, le Dow Jones franchissait la barre des 20 000 points pour la première fois dans son histoire séculaire. Le bon comportement d'ensemble des entreprises américaines en constituait le ferment, et tout comme ses "cousins" Nasdaq et S&P 500, l'indice phare de Wall Street ponctuait là une année de progression record, d'environ 25 %.

Mais cette flambée vient aussi couronner, même célébrer la victoire de Donald Trump, puisque près de la moitié du bondissement des indices est intervenue après le 9 novembre 2016. En d'autres termes, l'Amérique de la finance s'est réunie pour légitimer le dirigeant démocratiquement élu le plus funeste depuis Adolf Hitler en 1933, au nom des profits que promet la double perspective de déréglementation financière (engagée depuis la signature le 4 février du décret ad hoc détricotant la loi Dodd - Frank) et de renchérissement du marché intérieur - le chancelier allemand avait d'ailleurs, lui aussi, bénéficié du soutien déterminant d'éminents industriels, séduits par les chimères mercantiles de l'idéologie nationaliste.

Fric et haine

La prospérité annoncée du capitalisme boursier américain aura donc pour théâtre : le massacre de la biodiversité et le pillage des ressources naturelles ; l'édification d'un mur avec le Mexique ; le feu au Proche-Orient après le déménagement de l'ambassade américaine à Jérusalem ; la dégradation des droits et des libertés - d'informer, d'avorter, etc. - ; la déconsidération de ce qui fait création et œuvre artistiques ; la stigmatisation de pans entiers de la population, de la société, et même de la civilisation contemporaine - homosexuels, musulmans, pauvres, réfugiés politiques, immigrants, etc. - ; le démantèlement de l'Obamacare ; le mépris pour une Europe espérée se décomposer dans le sillage du Brexit ; une stratégie géopolitique dantesque ; la glorification des armes et de la torture ; la réhabilitation du népotisme ; l'enracinement de la post-vérité ; l'instrumentalisation tous azimuts - de la paranoïa, de l'opposition, des réseaux sociaux, etc.

Enfin, la sacralisation du "fric", du gain, de la marchandisation, de la compétition, de l'égocentrisme, de l'immédiateté, de l'intolérance, du manichéisme, du narcissisme, de la vanité, du despotisme religieux. Et de la haine.

La France des Lumières dans le noir

Ce "monde" ne verra, heureusement, que partiellement le jour, surtout si les mouvements de résistance qui se propagent dans les universités, dans les rues, et dans des entreprises emblématiques pour riposter aux projets anti-immigration s'enracinent ; mais ourdie par un gouvernement dont la composition malheureusement nourrit l'effroi, l'apocalypse est fondée. Et c'est donc ce que les acteurs, y compris citoyens, du capitalisme financier, boursier, spéculateur font le choix de modeler. L'amoralité intrinsèquement constitutive de leurs actes a fait place au stade suivant - et ultime - : celui de l'immoralité. Sans que (presque) personne ne s'en émeuve.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Pire, et jusqu'au sein de consciences que l'on croyait protégées de ce spectre, même dans la France des Lumières, le sournois et redoutable venin de la "normalisation" et de l' "acceptation" semble inoculer subrepticement et infuser les raisonnements, notamment dans les cénacles décisionnels que domine le dogme de la realpolitik et du pragmatisme.

La préservation des intérêts de LVMH aux Etats-Unis justifiait-elle que Arnault (père et fils) soient les premiers Français à s'entretenir ostensiblement dans la Trump Tower avec le président américain ? Que n'entend-on pas autour de soi qui sinon cautionne ouvertement au moins réclame indulgence, patience, confesse aussi quelque admiration pour une incarnation inédite de "l'autorité, de la réussite, de l'irrévérence" trempées dans un "patriotisme" que les dirigeants politiques français, Marine Le Pen bien sûr exceptée, sont rendus coupables d'abandonner.

Démission rampante

Oui, Donald Trump est celui qui libère la parole, qui "ose" : anathématiser ces "médias qui désinforment", punir "tous les musulmans, graines de terroristes", combattre "tout ennemi : associatif, universitaire, artistique" engagé dans une voie altruiste, pourchasser "toute cible : intellectuelle, politique, entrepreneuriale, commerciale, financière, institutionnelle" susceptible d'entraver la prospérité domestique et la propagation du sectarisme religieux...

La contamination fait son oeuvre, escortée par un idéal national(iste) qui atteint un degré inédit de popularité. Voilà le monde, voilà même la civilisation que féconde l'insidieuse alliance des esprits, la pernicieuse collusion fomentée dans une pleutrerie, une cupidité, un égoïsme en définitive universels. Il n'a pas suffi d'être assommé le 9 novembre, et depuis de trembler : la démission s'empare d'une partie de l'opinion publique, confortée par le retrait complice d'une partie des élites.

A ses yeux, toute critique de Trump doit être assimilée à une diabolisation excessive, voire injuste. "Les loups sont entrés dans Paris", chantait Serge Reggiani dans un refrain communément assimilé à une parabole de l'invasion allemande en 1940 ; "le Loup entre dans Paris" : voilà comment, métaphoriquement, on pourrait cataloguer la prise de pouvoir trumpiste dans les consciences françaises...et la perspective des Présidentielles françaises. Ce dont peut témoigner tout spectateur des meetings de Marine Le Pen.

Combattant de quoi ?

"Notre croyance collective en l'impossibilité a créé les conditions de la possibilité », décortique le philosophe des sciences Etienne Klein à l'aune du séisme américain, mais aussi du Brexit anglais. Et demain du triomphe Lepéniste si rien n'est entrepris partout et par chacun pour y faire rempart. Ces "moments de l'Histoire" doivent faire de tout humaniste un militant dans son domaine, son travail, son territoire, ils cimentent l'absolu besoin de politique, l'impérieuse nécessité de revitaliser la Res publica, ils exhortent à se muer en résistant, en combattant. Mais combattant de quoi ?

Lire aussi : Étienne Klein : "Le Progrès est en voie de disparition"

L'investigation de l'auteur de Le pays qu'habitait Albert Einstein (Actes Sud) dans le champ du progrès apporte une réponse. Peut-être même la réponse. Ce progrès dépossédé de sa majuscule est celui, désormais, de l'avilissement de la science ; d'une désynchronisation de sa "contribution" démocratique et même d'un désarrimage de sa destination humaniste ; d'une déshérence que comble, aussi fallacieusement que triomphalement, l'innovation ; d'un dévoiement de la substantifique moelle qui avait germé au Siècle des Lumières. C'est celui d'une aliénation protéiforme - consumériste, utilitariste, marchande, temporelle - ; d'une "conscience malheureuse" qui tétanise ; d'un support spirituel qui dépérit... L'urgence, démontre Etienne Klein, est donc de réenchanter le Progrès, de travailler à réhabiliter la majuscule mutilée par cette succession de vicissitudes.

"Réservoir d'humanité"

Pour y parvenir, la somme des écueils à franchir et des engagements à réaliser est considérable. Les efforts convergent vers un même dessein : (re)configurer un futur aujourd'hui "en jachère", donner une possibilité à un avenir extrêmement difficile voire impossible à dessiner. De toutes les dispositions nécessaires à un tel accomplissement, le courage est sans doute, comme l'indique le scientifique, la plus déterminante.

À lire également

  • Les deux France de Macron et Le Pen : déjà en février à Lyon...
  • Étienne Klein : "Le Progrès est en voie de disparition"

Le courage de se dresser, de dénoncer, de proposer. Et d'entreprendre. "Quelle qu'elle soit, la difficulté ne doit pas nous plonger dans la résignation ou le désespoir : elle intervient pour nous révéler à nous-mêmes notre capacité d'audace et d'inventivité." La prise de pouvoir de Donald Trump forme une paroi vertigineuse de difficultés ; l'addition des courages et des convictions réveillant le "réservoir d'humanité" en sommeil, peut la rendre franchissable. À condition de ne pas démissionner.

Denis Lafay

Sur le même sujet

  • 1

    Management. Comment bâtir un projet d'entreprise qui intègre le télétravail ?

  • 2

    "On ne fait pas confiance aux résultats qui nous dérangent, mais à ceux qui nous indiffèrent" (Etienne Klein)

  • 3

    Cédric Osternaud (Casino) : "Développer le e-commerce, y compris dans les zones rurales"

  • 4

    "Nous souhaitons travailler sur une filière du rétrofit en local" Bruno Bernard (Métropole de Lyon)