« Il n’y a pas de logique à interrompre la politique de l’offre » (JM Oluski, président du Medef Hérault Montpellier)
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Jean-Marc Oluski,président du Medef Hérault Montpellier.
Cécile Chaigneau
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Jean-Marc Oluski,président du Medef Hérault Montpellier.
Cécile Chaigneau
LA TRIBUNE - Le gouvernement prépare son projet de loi de finances 2024, et cherche à faire 15 milliards d'euros d'économies sans augmenter les impôts. Les entreprises pourraient y contribuer via diverses options. Ainsi, la suppression des impôts de production pourrait s'étaler sur plusieurs années...
Jean-Marc OLUSKI, président du Medef Hérault Montpellier - Evidement, on réagit mal à cette annonce, et nous verrons ce que dit Bruno Le Maire à la REF* (Rencontre des entrepreneurs de France, qui se déroulent les 28 et 29 août, NDLR). Nous avons démontré que la croissance liée à la politique de l'offre fonctionnait et que cela avait contribué à faire de l'économie française celle qui a enregistré la plus forte croissance en Europe et probablement la plus importante baisse du taux de chômage. Il n'y a donc pas de logique à interrompre cette politique... Il est normal que le gouvernement déploie une action forte sur la dette mais les entreprises contribuent déjà à l'effort via les impôts sur les sociétés ou la TVA... Dans le même temps, on nous dit qu'il faut augmenter les salaires, et ça a été le cas**. Dans mon cabinet de recrutement (RH Partners, NDLR), on est aujourd'hui toujours dans les fourchettes supérieures des salaires. La pénurie des compétences pousse à ça...
Quelles sont vos autres craintes sur les impôts ?
Nous demandons à ce qu'on n'instaure pas un système de vases communicants entre la baisse des impôts nationaux et une hausse des impôts locaux ! Soyons vigilants sur la CFE (cotisation foncière des entreprises, NDLR) ou d'autres impôts de production locaux.
Le gouvernement pourrait aussi demander aux entreprises une contribution dans la lutte contre les arrêts maladie dits « de complaisance » en prenant en charge quelques journées d'indemnités journalières. Il envisage également la baisse de l'avantage fiscal sur le gazole non routier pour le BTP et l'agriculture...
Pour nous, ce sujet des arrêts maladie est nébuleux. On ne voit pas comment cette prise en charge supplémentaire par les entreprises pourrait s'appliquer. Ce que l'on craint davantage, de façon générale, c'est un 2e tour syndical : après la perte de la bataille sur les retraites, une second round sur les conditions de travail... Quant au gazole non routier, il y a sûrement d'autres possibilités de faire des économies. Je suis plutôt d'accord avec de que le député Philippe Juvin (LR, Hauts-de-Seine, NDLR) a déclaré sur France inter : il y a aujourd'hui plus d'administratifs que de soignants à l'hôpital et que d'enseignants dans l'Education nationale ! Il y a probablement des pistes à explorer de ce côté par exemple...
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