Une taxe "morale" sur les transactions financières
Robert Jules
Robert Jules
En matière de « financements innovants », Nicolas Sarkozy trouve que la taxe sur les transactions financières, reste « la meilleure des formules » pour se doter de « nouvelles ressources pour le développement ». « La France considère que cette taxe est morale compte tenu de la crise financière que nous venons de traverser, utile pour dissuader la spéculation et efficace pour trouver de nouvelles ressources pour le développement », a justifié le président français.
D'autres pistes
Au sein du G20, l'Allemagne et le Japon s'y montrent favorables. La taxe Chirac prélevée sur les billets d'avion a déjà fait ses preuves pour pouvoir acheter des médicaments pour être distribués dans les pays pauvres. Des taxes sur les recettes des cigarettes ou l'activité des containers ou encore le kérosène des avions pourraient offrir demain d'autres pistes pour lever des fonds.
Car, en matière d'aide, Nicolas Sarkozy a tenu à rappeler que les pays riches s'étaient engagés à consacrer 0,7 % de leur PIB à aider les pays pauvres à se développer. De même, au sommet du climat à Copenhague, en décembre 2009, il a été promis un transfert d'un montant de 100 milliards de dollars des pays les plus riches vers les plus pauvres afin de lutter contre les effets du réchauffement climatique. Comme il l'avait indiqué cet été, l'hôte de l'Elysée entend profiter de la présidence française du G20 pour faire « de l'Afrique une priorité ».
Robert Jules
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