L'UE se penche sur le traitement des Russes voulant fuir la mobilisation

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Les drapeaux de l'ue et de l'ukraine[reuters.com]
(Crédits : Dado Ruvic)

BRUXELLES (Reuters) - Les Etats membres de l'Union européenne ont commencé lundi à chercher une approche commune sur l'éventuel accueil des Russes souhaitant entrer dans l'UE après l'annonce par Vladimir Poutine du rappel de 300.000 réservistes.

Les dirigeants des pays européens ont émis des messages contradictoires avant que leurs ambassadeurs se réunissent ce lundi à Bruxelles, une autre réunion étant prévue mardi.

Le Premier ministre belge, Alexander De Croo, a déclaré dimanche que l'UE ne devrait pas ouvrir ses portes en grand aux Russes cherchant à échapper à cet ordre de mobilisation pour le conflit en Ukraine.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a en revanche déclaré vendredi à Politico que les Etats membres devraient faire preuve d'une "ouverture à l'égard de ceux qui ne veulent pas être instrumentalisés par le Kremlin".

Un responsable de l'UE a déclaré à Reuters que l'ouverture des frontières pourrait provoquer un afflux difficile à maîtriser dans l'est de l'Europe et générer des risques sur le plan de la sécurité en cas d'infiltration d'agents russes susceptibles de créer des provocations ou des actes de guerre hybride.

Toute absence d'ouverture pourrait toutefois décourager les opposants russes à Vladimir Poutine, a ajouté ce responsable, qui s'est exprimé sous couvert d'anonymat.

Selon les autorités finlandaises, près de 17.000 Russes sont entrés en Finlande ce week-end alors que les médias d'Etat russes ont rapporté que le temps d'attente pour entrer en Géorgie avait atteint 48 heures dimanche.

(Reportage John Chalmers et Sabine Siebold; version française Federica Mileo et Lina Golovnya, édité par Bertrand Boucey)

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