Premières évacuations d'étrangers et de blessés de Gaza vers l'Egypte
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Des Palestiniens qui ont la double nationalité au poste frontière de Rafah avec l'Égypte
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Des Palestiniens qui ont la double nationalité au poste frontière de Rafah avec l'Égypte
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par Yusri Mohamed
ISMAILIA, Egypte (Reuters) - Plusieurs dizaines de détenteurs de passeports étrangers et de Palestiniens gravement blessés ont été évacués mercredi de la bande de Gaza vers l'Egypte dans le cadre d'un accord conclu après une médiation du Qatar, ont déclaré des sources à la frontière et les médias locaux.
Au total, quelque 500 étrangers ou binationaux ont été autorisés à quitter l'enclave palestinienne, ont déclaré des sources au fait des tractations.
Plus de 200 d'entre eux étaient arrivés mercredi matin du côté palestinien de la frontière, selon une source égyptienne. Toutes figurent sur une liste de noms approuvés par Israël et l'Egypte, a précisé un responsable occidental.
Invité de la chaîne française BFMTV, l'ancien président de Médecins sans Frontières (MSF) Rony Brauman a indiqué que cinq employés humanitaires français de MSF font partie des étrangers devant être évacués.
Une source sécuritaire égyptienne a dit ne pas être certaine que tous les étrangers pourraient franchir la frontière d'ici la fin de la journée, ni garantir combien de temps le poste-frontière de Rafah resterait ouvert.
L'Egypte a parallèlement permis le passage mercredi matin de 81 blessés graves, qui ont été transportés à bord d'ambulances en direction d'un hôpital de campagne établi à Cheikh Zouayed, à 15 km de la frontière. Certains devraient ensuite être dirigés vers Al Arich, principale ville du Nord-Sinaï, voire jusqu'à Ismaïlia, sur le canal de Suez, ont dit à Reuters des sources médicales.
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La frontière égyptienne est totalement bouclée depuis l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, à l'exception de camions d'aide humanitaire autorisés au compte goutte à entrer dans la bande de Gaza.
BOMBARDEMENT MEURTRIER
L'accord conclu sous l'égide du Qatar n'est pas lié à d'autres questions en cours de négociation, telles que les otages détenus par le Hamas, le groupe islamiste palestinien qui gouverne la bande de Gaza, ou les pauses destinées à atténuer la crise humanitaire dans l'enclave qui souffre de pénuries de nourriture, d'eau, de carburant et de médicaments, a déclaré une source au fait des tractations.
Israël a lancé une offensive terrestre dans la bande de Gaza après des jours de bombardements aériens massifs sur l'enclave en représailles à l'attaque du Hamas du 7 octobre. L'un d'eux a fait une cinquantaine de morts mardi dans le camp de réfugiés de Jabaleya, dans le nord de la bande de Gaza, un bilan jugé "épouvantable" par le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell.
Selon l'armée israélienne, cette frappe a permis d'éliminer un des organisateurs de l'attaque du 7 octobre.
En déplacement mercredi au Kazakhstan, le président français Emmanuel Macron a de nouveau appelé à la protection des civils palestiniens et dit "détester le débat" sur le fait que les "vies des Juifs" ou les "vies des Palestiniens" auraient plus de valeur les unes que les autres.
Le Hamas a affirmé que sept otages avaient été tués par le bombardement à Jabaleya, sans fournir de preuve. Le mouvement islamiste avait auparavant fait savoir aux médiateurs qu'il libérerait dans les prochains jours certains détenus étrangers parmi les quelque 200 otages capturés lors de l'attaque du 7 octobre, a déclaré Abou Oubaïda, le porte-parole des Brigades Ezzedine al Qassam, la branche armée du groupe, dans une vidéo diffusée mardi sur l'application Telegram.
Abou Oubaïda n'a pas fourni de précisions sur le nombre de captifs ni sur leur nationalité.
(Reportage de Yusri Mohamed à Rafah, avec Ahmed Mohamed Hassan au Caire, Andrew Mills à Doha et Michael Georgy à Dubaï, version française Stéphanie Hamel, Blandine Hénault et Tangi Salaün)
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