Les éoliennes de Goldwind à la conquête de l'Ouest

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Cette année devrait voir l'arrivée sur le marché européen des premières éoliennes Goldwind fabriquées en Allemagne. Le fabricant chinois, qui a racheté, début 2008, 70 % de l'allemand Vensys, s'apprête en effet depuis cette implantation locale à pénétrer l'Europe avec des produits de 20 % à 30 % moins chers que ceux de ses concurrents.

Et les ambitions internationales de Goldwind ne s'arrêtent pas là. L'année dernière, elle a investi 10,5 millions de dollars dans l'installation de trois turbines dans le Minnesota et répondu à des appels d'offres à Cuba et en Éthiopie. Elle a aussi ouvert des bureaux en Australie et aux États-Unis où elle espère à long terme installer des centres de production. L'entreprise ne communique pas ses projets d'investissements à l'étranger mais Thomas Yao, directeur des affaires publiques, avoue que sa capacité de financement « va bien au-delà de 10 millions de dollars [7,4 millions d'euros] ».?Ce potentiel d'investissement constitue un atout de poids en ces temps de crise. Goldwind a créé une filiale dédiée déjà très active en Chine où l'entreprise est actionnaire de plusieurs projets. « Cette partie de notre activité va croître considérablement dans le futur », selon Thomas Yao. L'entreprise, déjà cotée à Shenzhen, va aussi se faire coter à Hong Kong afin d'accroître encore cette capacité d'investissement.

Mais les vives protestations entendues dans le Minnesota indiquent que son arrivée sur les marchés occidentaux risque de ne pas se faire sans heurts. Par ailleurs, elle ne peut espérer y bénéficier des mêmes avantages qu'en Chine, où elle a reçu, en 2009, 60 à 70 millions de yuans (6,5 à 7,6 millions d'euros) d'aides de l'État, sans parler de prêts bancaires à des taux défiant toute concurrence. Elle est en outre très liée aux pouvoirs central et local. « Les entreprises éoliennes chinoises qui pénétreront le marché européen connaîtront une courbe d'apprentissage mais sur le long terme, elles y changeront la donne », explique Sébastien Meyer, associé chez Azure International, un cabinet de conseil ?en environnement.
 

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