Comment sont déterminés les frais de gestion prélevés par une SCPI ?
Arnaud Dewachter, secrétaire général de l'Aspim
Arnaud Dewachter, secrétaire général de l'Aspim
Rappelons d'abord que, du fait de sa réglementation, la SCPI offre une grande transparence à ses souscripteurs. C'est notamment le cas pour les frais de gestion. Régie par le Code monétaire et financier, la SCPI publie des comptes annuels certifiés dans lesquels figure l'ensemble des postes de charges et leur montant par part. Distinguons ensuite les différents frais et charges acquittés auprès des prestataires de gestion de la commission due à la société de gestion.
Performance locative
Tout investisseur en immobilier connaît les frais et charges qu'il doit supporter pour acquérir un actif immobilier, qu'il s'agisse de droits d'enregistrement, d'émoluments du notaire, d'honoraires de l'éventuel courtier... Et les charges nécessaires à la gestion des biens : honoraires de l'administrateur de biens, charges non récupérables, impôts et taxes etc.
La commission de gestion, elle, couvre la mission réalisée par la société de gestion et représente la contrepartie des avantages de cette formule collective d'épargne immobilière : mutualisation des risques, gestion déléguée et professionnelle, accès à différents secteurs d'investissement, etc.
Assise sur les loyers, la commission de gestion est directement corrélée à la performance locative. Pour la rendre comparable, il faut la rapporter à l'encours de la société. Prenons une SCPI avec une commission de gestion de 10,76 % TTC (9 % HT) des loyers encaissés soit 14,35 % des revenus distribués (avec 25 % d'écart entre le brut et le net) et un rendement annuel net de 6 %. Cette commission se monte alors à 0,86 % (6 % x 14,35 %) de l'encours géré, ce qui la situe dans le spectre des commissions perçues d'ordinaire en France sur les véhicules d'épargne destinés au « grand public ».
Arnaud Dewachter, secrétaire général de l'Aspim
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