Taxes foncières : les hausses ville par ville, région par région

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Les propriétaires-bailleurs dénoncent une forte hausse des taxes foncières, qui ont augmenté trois fois plus vite que l'inflation en l'espace de cinq ans.

L'Union nationale de la propriété immobilière (Unpi) a dénoncé à nouveau mercredi une forte progression des taxes foncières qui, selon elle, ampute fortement le pouvoir d'achat des propriétaires-bailleurs.

"Les propriétaires-bailleurs ont eu une baisse de pouvoir d'achat de 10% en 5 ans à cause des différentes mesures qui les frappent, notamment les fortes hausses des taxes foncières", a affirmé Jean Perrin, le président de l'Unpi, en présentant la 5e édition de l'Observatoire des taxes foncières.

Selon l'Unpi, les taxes foncières ont crû près de trois fois plus que l'inflation entre 2005 et 2010.

Les cotisations totales de la taxe foncière sur les propriétés bâties ont augmenté en moyenne de 21,94% alors que l'inflation n'a grimpé que de 8,05% entre janvier 2005 et janvier 2010, selon l'Unpi.

"A cela il faut ajouter une faible progression des loyers, une hausse de la fiscalité et des dispositions réglementaires coûteuses comme les obligations de diagnostics et les nouvelles normes de sécurité pour les ascenseurs", souligne M. Perrin.

Le montant de la taxe foncière est calculé sur la base de la valeur locative du bien sur laquelle sont perçues des parts régionale, départementale et municipale ainsi que, lorsqu'elles existent, des parts pour les communautés de communes et d'agglomération.

Cette forte progression est plus le fait des cotisations régionales et départementales (+28,83% en moyenne) que des cotisations communales (+18,87%), souligne l'Unpi.

En 2010, la cotisation totale de la taxe foncière s'est élevée en moyenne à 33,42% de la base d'imposition.

Les deux communes qui ont le taux d'imposition le plus fort sont Mizoen (Isère, 86,03%) et Fontanès-de-Sault (Aude, 85,67%). A l'opposé c'est une commune riche comme Neuilly S/Seine (Hauts-de-Seine) qui a le taux le plus faible (9,03%) devant Thivernal-Grignon (Yvelines, 9,45%) et Quasquara (Corse-du-Sud, 9,85%).

Vendre la moitié des HLM

Parmi les 50 communes françaises les plus peuplées c'est Grenoble qui détient le taux le plus élevé (52,03%) devant Caen (50,88%), Nîmes (50,21%), Montpellier (50,11%) et Amiens (49,68%).

A l'opposé c'est Courbevoie (Hauts-de-Seine), grâce aux sièges sociaux des grandes entreprises situées dans les tours de La Défense, qui a le taux le plus faible (11,04%) devant Paris (12,88%). Lyon et Marseille ont des taux respectifs de 25,38% et 37,65%.

Mais c'est à Paris que la progression a été la plus forte (+71,97%) entre 2005 et 2010 car le département de Paris a institué pour la première fois, en 2009, un taux d'imposition. Parmi les grandes villes, Rennes (+34,94%) et Saint-Denis (+30,93%) sont les seules où la hausse a dépassé la barre des 30%.

Les plus faibles augmentations ont eu lieu à Fort-de-France (+11,13%), Nîmes (+11,41%), Angers (+13,69%), Orléans (+13,91%) et Bordeaux (+14,44%).

Pour tenter de peser dans le débat de l'élection présidentielle, le président de l'Unpi va publier le 6 décembre un livre intitulé "60 mesures pour le futur ministre du Logement".

Les deux propositions les plus fortes concernent les HLM. Tout d'abord M. Perrin suggère de vendre quelque 2 millions de logements HLM, soit la moitié de ceux-ci, à leurs locataires pour un prix moyen de 100.000 euros, soit un total de 200 milliards pour l'Etat. De plus le président de l'UNPI propose de faire gérer 90% du parc HLM restant par le secteur privé, ce qui permettrait une économie de 50 à 60 milliards sur 5 ans, selon lui.

Pour accéder à l'intrégralité des résultats de l'étude, région par région et ville par ville, cliquez ici

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