Le nouveau "Madoff" est "made in France"

Une ancienne employée de banque soupçonnée d'avoir monté une escroquerie pyramidale portant sur deux à trois millions d'euros a été mise examen pour abus de confiance et exercice illégal de la profession de banquier, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

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Une ancienne employée de banque soupçonnée d'avoir monté une escroquerie pyramidale portant sur deux à trois millions d'euros a été mise examen pour abus de confiance et exercice illégal de la profession de banquier, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Elle avait été interpellée lundi à son domicile, près de Chinon (Indre-et-Loire).

Il s'agirait, selon le quotidien La Nouvelle République qui a révélé l'affaire, d'une femme qui, après avoir été licenciée par sa banque, s'est reconvertie dans le conseil en placements avec des rendements pouvant atteindre 10% par an.

Les premières victimes auraient perçu leurs intérêts grâce à l'argent déposé par les victimes suivantes, sur le mode des escroqueries pyramidales dont l'Américain Bernard Madoff a été l'une des images emblématiques.

Le magistrat en charge du dossier a confié l'assistance aux victimes à l'antenne départementale de l'Association d'aide aux victimes d'infractions pénales (Adavip).

"Nous recensons, pour l'heure, une quarantaine de dépôts de plaintes", a indiqué à Reuters Marie-Paule Carrey, la directrice de l'Adavip d'Indre-et-Loire. "Compte tenu des sommes avancées et de la médiatisation de l'affaire, nous nous attendons à ce que d'autres victimes se fassent connaître. Il s'agit là d'une affaire remarquable de par son ampleur."

L'association a pour vocation la coordination des victimes. Elle met à leur disposition toutes les informations liées à la procédure, ainsi qu'une assistance juridique.

"Nous avons également mis en place une structure de soutien psychologique, car bon nombre de victimes étaient des proches de cette dame", précise la directrice de l'association. "S'il s'était agi d'une inconnue, les choses auraient peut-être été moins traumatisantes pour eux."

Certaines victimes de l'escroquerie ont versé jusqu'à 200.000 euros à cette quinquagénaire, par ailleurs ancienne conseillère municipale, rapporte un proche du dossier.

"Parfois, des personnes nous demandent si elles sont victimes alors qu'elles ont versé à cette dame des sommes conséquentes", explique Marie-Paule Carrey. "Nous allons nous atteler à suivre et assister ces gens traumatisés sur le moyen, voire le long terme."

L'Adavip d'Indre-et-Loire traite entre 3.000 et 3.500 affaires d'escroqueries chaque année.

 

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