Chine : une croissance moins forte mais plus durable
Robert Jules
Robert Jules
Même si les objectifs de croissance définis dans les plans quinquennaux ne sont pas respectés - le précédent, qui indiquait 7,5 % l'an, a été allègrement dépassé malgré la crise financière mondiale -, les 7 % annuels annoncés par le Premier ministre pour les cinq ans à venir reflètent la volonté des autorités de passer à une nouvelle phase : une croissance moins forte, mais plus durable et moins destructrice de l'environnement. La pollution dans nombre de grandes villes atteint, il est vrai, un seuil alarmant. Pékin compte réduire de 40 à 45 % sa consommation d'énergie par unité de PIB d'ici à 2020, et un objectif de réduction des émissions de CO2 devrait être fixé dans le plan. En revanche, le projet d'une taxe carbone ne serait pas annoncé avant 2013. Selon le « China Daily », le document prévoit une réduction des émissions de plomb, de mercure, de chrome, de cadmium et d'arsenic de 15 % par rapport à 2007, dans l'activité des industries polluantes. Ces métaux lourds sont devenus un problème de santé publique. D'autres mesures devraient permettre de favoriser le développement d'industries de haute technologie et des secteurs stratégiques.
Robert Jules
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