Pourquoi l'Apave choisit la Provence pour son laboratoire national

Carole Payrau

Carole Payrau
1 000 m2 de surface pour un laboratoire flambant neuf : l'Apave, spécialisé dans la maîtrise des risques techniques et environnementaux, a fait de son site de Châteauneuf-les-Martigues, le laboratoire national de chimie du groupe. Il concentrera désormais une palette élargie de compétences et d'équipements de pointe pour faire face à ses missions : analyser les prélèvements provenant du sol, de l'air, de l'eau, des déchets... Le tout en se substituant aux trois autres laboratoires implantés jusqu'ici à Nantes, Paris et Toulouse. D'indéniables économies d'échelle... mais pas seulement. "Le site provençal était déjà le plus performant chez nous en termes de molécules analysées. C'était également le site qui offrait une réelle capacité d'extension", avance Patrick Roger, DG Apave SudEurope. A la faveur d'un investissement de 1,5 M€, le laboratoire, accrédité Cofrac (Comité français d'accréditation, NDLR), se trouve donc enrichi de nouveaux équipements, mais aussi d'une équipe, qui passera progressivement de 25 à 38 salariés.
Ces nouveaux investissements permettent ainsi de répondre à un marché en perpétuelle évolution, comme l'explique encore Patrick Roger.
Tout cela dans un monde en pleine mutation, soumis aux risques d'ordre environnementaux, économiques, politiques, ainsi qu'aux changements de réglementations... Les compétences et les équipements dont sont dotés les nouveaux locaux de Châteauneuf-les-Martigues vont permettre de faire face à ce challenge. Et de conforter l'Apave dans un secteur très concurrentiel. Le tout nouveau laboratoire national projette ainsi de doubler, en 2016, le nombre d'échantillons analysés, de 65 000 à 135 000.
Nul doute que le groupe a les moyens de ses ambitions. Tout d'abord parce qu'il combine les deux activités précitées.
L'Apave compte également avec un maillage de 32 sites de prélèvement en France. Elle est par ailleurs l'un des rares acteurs du marché à travailler avec une logistique à J+1, entre le jour du prélèvement et celui de l'analyse. Ce qui garantit davantage de fiabilité dans les résultats, dans la mesure où "certaines molécules ne sont pas stables", argumente Patrick Roger. Un mode de fonctionnement qui, outre les nouveaux moyens déployés en Provence, devraient lui permettre de remplir ses objectifs en termes de chiffre d'affaires pour 2016 : 4,5 M€, contre 2,5 M€ en 2015. Plus largement, le groupe pèse un chiffre d'affaires de 820 M€ tous pays confondus. Dont 700 M€ réalisés dans l'Hexagone.
Carole Payrau