Telle est de bout en bout la dernière publication dont s'est fendu le président camerounais, Paul Biya, dimanche après-midi sur les réseaux sociaux.
Celle-ci intervenait deux jours après une autre sortie dans laquelle le chef de l'Etat s'engageait à faire le nécessaire pour assainir l'environnement des affaires :
Deux sorties médiatiques qui interviennent au moment la situation économique nationale est plutôt bonne, faisant même du pays une exception dans la sous-région d'Afrique centrale. En effet, le Cameroun devrait compter, selon les projections des analystes, 4,5 à 5% de croissance du PIB en 2016, tandis que tous les autres pays de la sous-région devraient rester en dessous des 3%.
Et les appels à la vigilance se multiplient. C'est également pour préserver la bonne santé économique du pays que le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, appelait la semaine dernière lors du Conseil de cabinet, à réduire les dépenses publiques. Un point déjà relevé par Paul Biya en 2014, lors de son discours de vœux, faisant état de ses inquiétudes à ce sujet.
Par ailleurs, l'accent mis par le locataire du Palais de l'unité sur la multiplication des investissements en vue de préserver les acquis économiques du pays vient appuyer une dynamique dans laquelle le Cameroun s'inscrit depuis plusieurs mois. La Société nationale d'investissement (SNI) prépare sa restructuration avec la création de deux nouveau fonds d'investissement. Le premier sera dédié aux investissements dans les grands projets d'infrastructures lancés par le gouvernement, et le deuxième se focalisera sur les investissements dans le domaine du capital-risque, visant notamment à appuyer les entreprises encore fragiles ou en difficultés.
Mais en parlant d'environnement des affaires justement, le Cameroun a encore du pain sur la planche (comme le reconnaît le président de la République). Le pays est 116ème (score 16) sur 138 pays dans l'indice mondial de l'entrepreneuriat publié en novembre dernier. Ses principaux points faibles (entre autres) : l'acceptation du risque (perception du risque et le risque pays), le capital risque (Investissement informel et profondeur du marché des capitaux), les opportunités de démarrage des entreprises (mesures incitative, gestion des impôts), l'innovation (transfert technologique, nouvelles technologies). Selon le rapport, l'amélioration des conditions pour l'entrepreneuriat pourrait rajouter jusqu'à 30 milliards de dollars à l'économie camerounaise.
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Et quand on parle d'environnement des affaires, la conditions socio-politique reste un facteur capital. Or la crise qui secoue les régions anglophones depuis plusieurs mois maintenant braque les projecteurs du monde entier sur ce pays d'Afrique centrale pour voir comment le gouvernement y fera-t-il face.
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