Immobilier : pourquoi les marchés africains ne peuvent être exclus d’« aucune trajectoire mondiale »
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« Placement le plus sûr au monde », disait Franklin Roosevelt, l'immobilier est en effervescence. En témoigne, entre autres, l'investissement de 1,5 milliard de dollars officialisé ce 21 mai par la Trump Organisation, pour la construction d'un complexe urbain au Vietnam. A l'échelle mondiale en effet, le marché devrait croître de 2,69% par an entre 2025 et 2029, au gré des opportunités saisies par les opérateurs dans les quatre coins de la planète, selon Statista. Si en Europe (avec une croissance +2,80%) le secteur s'inscrit dans le même ordre et que l'Asie (2%) ainsi que les pays du Golfe (1,95%) logent quasiment à la même enseigne, le marché de l'immobilier en Afrique devrait enregistrer une croissance annuelle de 5,58% sur la période, selon la même source. Dans une analyse publiée en début d'année, Bpifrance identifie l'immobilier comme l'un des secteurs les plus porteurs en 2025, arguant qu'avec la construction, « ce sont des secteurs stratégiques pour accompagner la transformation du continent ».
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Au-delà des chiffres, cette croissance potentielle serait soutenue par plusieurs éléments convergents. D'une part, le secteur peut compter sur la démographie galopante de l'Afrique, lequel devrait abriter 2,2 milliards d'individus d'ici 2050, dont plus de 50% domiciliés dans les villes. Ce phénomène - qui sonne l'urgence d'une urbanisation intelligente et efficace - devrait, d'autre part, contribuer à relever les standards en raison notamment de la montée en puissance de la classe moyenne, l'investissement de la diaspora, l'expatriation des cadres étrangers, le développement hôtelier pour répondre aux ambitions de tourisme de loisirs et tourisme d'affaires... « L'Afrique est aujourd'hui le théâtre d'un bouleversement urbain sans précédent », déclare Pedro Novo, CEO d'Axian Properties dans un entretien avec La Tribune Afrique. « Le continent reste sous-valorisé dans le concert des analyses stratégiques globales et locales. Et pourtant, aucune trajectoire mondiale ne peut se dessiner sans lui. Sa centralité dans la marche du siècle qui vient est fondamentale. On dit le continent risqué, mais compte tenu de la marche du monde, c'est de ne pas y être qui constitue un risque ! ».