Logements neufs, bureaux, retail : Toulouse a séduit les investisseurs en 2016

Béatrice Girard
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De mémoire de promoteur, on n'avait jamais vu ça.
"8 344 logements neufs ont été vendus dans l'aire urbaine en 2016. C'est 24 % de plus qu'en 2015 et la meilleure année jamais enregistrée depuis la création de l'Observer de l'immobilier toulousain," a pointé Patrick Saint-Agne, le président de la FPI lors de la présentation des résultats du secteur le 14 février dernier. Le promoteur refuse pourtant de parler d'année record, préférant évoquer "un contexte hyper favorable lié à des taux d'intérêt très bas, un dispositif fiscal Pinel qui plaît aux investisseurs et le fort pouvoir démographique de la région toulousaine."
Les ventes à occupants ont particulièrement profité de ce contexte, en hausse de 26 % avec 1 790 ventes enregistrées en 2016 contre 1 421 en 2015. Des ventes, dopées entre autres, par une nouvelle offre de logements à prix maitrisé et le dispositif prêt social location accession (PSLA). Ces dispositifs permettent de devenir propriétaires à moins de 3 000 €/m2, alors qu'il faut débourser en moyenne 3 460 €/m2 hors parking pour acquérir un logement dans le marché libre dans l'aire urbaine. Un prix qui a progressé de 2,5 % entre 2015 et 2016.
"Mais Toulouse reste l'une des grandes métropoles les moins chères de France, c'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles nous attirons de nombreux investisseurs," estime Patrick Saint-Agne. Dans Toulouse intra muros, 96 % de l'offre de logements neufs oscillent entre 2 800 et 4 700 €/m2 et 75 % des ventes sont conclues auprès d'investisseurs. Ils occupent 66 % du marché dans l'aire urbaine.
La même euphorie touche les professionnels de l'immobilier d'entreprise. L'observatoire toulousain de l'immobilier d'entreprise (OTIE) vient en effet de dévoiler un bilan 2016 exceptionnel avec 169 100 m2 de bureaux commercialisés, dont 147 700 m2 placés.
Béatrice Girard
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