Le Conseil économique national (NEC) du Nigéria est en colère. En colère contre un grand nombre de multinationales implantées à travers le pays et des personnes fortunées qui, selon ledit conseil, mettraient en place « des mécanismes frauduleux, y compris les paradis fiscaux, afin d'échapper à l'impôt », rapporte la presse locale.
Soulignant que le problème date d'il y a plusieurs années déjà, le Conseil a rappelé qu'un dispositif avait été mis en place en vue de corriger cette situation de façon pacifique : le plan volontaire de déclaration de capitaux et de revenus (VAIDS). Mais à ce jour, la participation des multinationales resterait encore faible.
De quelles multinationales et personnes fortunées s'agit-il ? Le rapport de la réunion ne nomme personne. Lors d'un point de presse à l'issu de la rencontre, le Conseil a juste précisé :
Toujours selon le conseil, ce pays d'Afrique de l'Ouest affiche aujourd'hui, ses plus faibles recettes fiscales non pétrolières, de l'ordre de 6% du PIB. Et le but du dispositif VAIDS est justement de faire passer ce pourcentage à 15% à partir de 2020. D'ici là, le NEC envisage également d'explorer la possibilité offerte par le mouvement mondial contre la fraude fiscale et les flux financiers illicites pour contraindre « ceux qui n'ont pas respecté les réglementations fiscales existantes à y remédier ».
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Le dispositif national VAIDS étant en cours jusqu'au 1er mai 2017, les autorités nigérianes espèrent ne pas avoir à passer à la vitesse supérieure, faisant confiance aux multinationales et personnes fortunées concernées par toute évasion fiscales de régulariser leur situation au plus vite.