Infrastructures : zoom sur ces entreprises qui se partagent le marché africain
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
En quête d'opportunités pour accroître leur rentabilité, les entreprises spécialisées dans le développement des infrastructures convergent de plus en plus vers l'Afrique. Au cours des dernières années, la demande en infrastructures dans les pays en développement a dépassé celle des pays développés. Pour preuve, entre les années 2008 et 2016, les revenus des principales sociétés internationales de construction ont diminué en Europe et aux États-Unis, tout en augmentant de 14 % en Afrique, selon les chiffres de la Commission américaine de commerce international. Le même constat a été observé chez les grandes entreprises internationales d'architecture et d'ingénierie dont les revenus ont connu des hausses timides aux États-Unis, au Moyen-Orient et en Europe, tout en augmentant de 33 % en Afrique.
Par contre, une redistribution des rôles, ou plutôt des parts de marché s'est opérée dans le secteur : en 2012, les entreprises américaines et européennes d'architecture et de l'ingénierie détenaient respectivement 27 % et 31 % des parts de marché dans le continent. Aujourd'hui, les projets dans ce secteur sont principalement partagés entre les entreprises chinoises et locales.
En Afrique de l'Ouest, ce sont les entreprises nationales qui accaparent la part de lion dans la réalisation des projets d'infrastructure. Selon le rapport du cabinet d'audit Deloitte, « Africa's changing infrastructure landscape : Africa Construction Trends Report » (Le paysage de l'infrastructure en évolution de l'Afrique: Rapport sur les tendances de construction en Afrique), celles-ci détiennent 26,1 % des projets, suivies des entreprises chinoises qui réalisent 17,4 % des chantiers dans la région. Les opérateurs européens restent bien positionnés sur ce marché : 13 % pour les Français autant que pour les Italiens, alors que les Anglais, en cinquième position, détiennent 4,3% de l'ensemble des projets.
À lire également
La configuration en Afrique centrale est légèrement différente, puisque c'est la Chine qui y a construit la moitié de tous les projets. Les opérateurs nationaux privés, eux, gagnent en puissance : en 2017, ils ont construit près de 20,8 % du total des projets, contre seulement 4 % en 2015.