Pourquoi La Gandonne mise sur les entreprises innovantes
Laurence Bottero
Laurence Bottero
Elle est l'une des réserves foncières de la métropole Aix-Marseille Provence et en matière de développement économique, autant dire que ça pèse... beaucoup. Car les moyens d'étendre les zones d'activités ne sont pas si pléthoriques et quand on veut gagner des points en attractivité économique, c'est un sérieux avantage qu'il convient d'accompagner finement.
Le choix de Salon-de-Provence de faire venir des entreprises plutôt pointues dans leurs domaines relève évidemment d'une volonté stratégique, mais son positionnement géographique est sans doute le point fort. Trois autoroutes à proximité, deux gares TGV (Aix-en-Provence et Avignon), deux gares TER... des infrastructures qui placent la zone au coeur d'un noeud menant vers Paris, l'Espagne ou l'Italie.
On n'omet pas, non loin, le Grand Port Maritime de Marseille et les plateformes logistiques, et on comprend l'intérêt que présente l'aménagement de La Gandonne et en quoi il est structurant, pour le Pays salonais certes, mais aussi pour tout le territoire métropolitain. Car on parle souvent d'Aix-Marseille Métropole pour d'autres zones - que ce soit Rousset, Aix-en-Provence ou l'Arbois - qui définissent les axes sur lesquelles le territoire se positionne ou veut établir sa plus-value en ProvenceAlpes-Côte d'Azur comme à plus large échelle. La Gandonne veut donc aussi apporter sa pierre à l'édifice économique.
De fait, ce sont 15 parcelles de 1.000 à 10.000 m2 qui sont mises à disposition, 4,2 hectares au total pour une extension d'un périmètre qui comptait déjà 44 hectares et 110 entreprises ayant généré 1.100 emplois avec des fleurons tels PolyShape, la filiale du groupe Upperside, spécialisée dans la production additive et qui emploie 70 personnes.
Et l'aménagement doit être au niveau. Ici il est « harmonieux et cohérent pour l'accueil des entreprises. C'est un lieu que nous avons voulu traiter de manière optimiste, avec l'utilisation d'éco-matériaux notamment afin qu'il ne soit pas uniquement une zone de travail » ajoute le président du territoire du Pays salonais qui voit dans l'accueil de PME tournées vers l'innovation une façon à la fois de se différencier par rapport aux zones existantes et un espace spécifique offert à ces entreprises qui portent sur la matière grise.
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« Cette zone peut apporter une touche tertiaire qui manque », ajoute pour sa part Olivier Maréchal, le président de l'association des entreprises de Salon-de-Provence, qui y voit aussi une opportunité d'aide au développement pour les commerces de centre-ville tout proche.
Au-delà de l'extension de l'existant, La Gandonne s'inscrit donc plus largement dans une réflexion d'aménagement.
Laurence Bottero