La LGV Bordeaux-Toulouse se fera selon Jean-Louis Chauzy, président du Ceser Occitanie

Pierrick Merlet

Jean-Louis Chauzy
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Jean-Louis Chauzy
Rémi Benoit
Se fera-t-elle ? Ne se fera-t-elle pas ? La LGV Bordeaux-Toulouse est un des enjeux majeurs pour l'avenir du territoire régional. C'est dans ce sens que le Ceser (désormais) Occitanie travaille depuis de nombreuses années en étroite collaboration avec la Région sur les enjeux de mobilité qui concernent l'Occitanie. Actuellement, c'est le dossier de la LGV Bordeaux-Toulouse qui occupe les équipes des deux institutions régionales. Afin de rendre un avis consultatif, le Conseil d'Orientation des Infrastructures a auditionné pendant 2h30 mardi 23 janvier une délégation d'élus toulousains à ce sujet, dont Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie et Jean-Louis Chauzy.
Pourtant, le Conseil d'Orientation des Infrastructures ne doit rendre son rapport que demain, jeudi 1er février. Les élus toulousains ont-ils eu des informations favorables à l'élaboration de la LGV ? En tout cas, le gouvernement doit trancher dans les prochains jours en s'appuyant sur ce rapport du COI.
En apparence, la question n'est plus de savoir si la LGV Bordeaux-Toulouse se fera, mais plutôt quand est-ce qu'elle arrivera dans la Ville rose. Les élus locaux semblent avoir gagné la partie si l'on croit Jean-Louis Chauzy.
D'ailleurs, pour ce dernier, c'était un jour important. L'assemblée du Ceser Occitanie, s'est réunie ce mercredi 31 janvier à l'Hôtel de Région pour élire son tout premier président, après une période transitoire de deux ans suite à la refonte des Régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Sur les 170 membres qui la composent, 51 % sont des nouveaux conseillers et disposent d'une parité quasi parfaite.
Les membres de cette première assemblée du Ceser Occitanie ont ainsi élu leur tout premier président, à savoir Jean-Louis Chauzy, seul candidat à la tête de cette institution (124 voix pour sur 166 suffrages). Agé de 70 ans, membre du Ceser depuis 1983 et à la tête de celui de Midi-Pyrénées depuis 1992, il a également dirigé l'instance pendant sa période de transition. Il était le président sortant de cette élection. S'il y a eu un renouvellement dans ses membres, la tête de l'institution elle, n'a donc pas changé.
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Mais quelle est l'utilité du Ceser, le Conseil économique, social et environnemental régional, l'assemblée censée représenter "les forces vives" d'une région ? Ses membres en Occitanie sont issues de plus de 80 organisations représentant tous les secteurs d'activité existants et doivent rendre des avis consultatifs sur les politiques publiques misent en place.
Sur les 18 derniers mois, le Ceser a publié une trentaine de rapports pour juger les politiques publiques appliquées dans la région.
Pierrick Merlet