• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Économie - La Tribune Région Sud

L'Italian Sounding ou l'effet "Canada Dry"

Photo de Laurence Bottero

Laurence Bottero

Publié le 20 février 2018 à 17:44 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 01:18

Made in Italy

Made in Italy

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Mondial 2026 : Dix buts et une défaite pour finir

  • 6

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Ils en ont le nom, l'aspect, parfois le goût mais pas l'origine : en créant la confusion, ces produits se présentant comme transalpins portent tort à ceux qui le sont vraiment. Une distorsion de concurrence qui agace de l'autre côté des Alpes et dont s'empare la CCItalienne de Nice.

Ils font pour la plupart partie de la conscience collective, surfant allégrement sur ce qu'un produit à consonance italienne évoque pour le consommateur : du bon, du vrai, de la qualité. Mais en fait, ils sont une sorte d'effet Canada Dry, du nom de cette boisson américaine très en vogue dans les années 80 et dont le slogan lui faisait dire qu'elle avait la couleur et le goût de l'alcool sans être... de l'alcool.

Pas tout à fait du pareil au même

C'est le cas par exemple des pâtes Panzani, de la liqueur Sorrentini ou de la mozzarella Maestrella... Des noms qui "sonnent" italien alors qu'en fait, il n'en n'est rien. Les premières sont espagnoles, produites par le groupe Ebro, la seconde bien française et la troisième, nantaise. Une confusion sciemment entretenue qui trompe le consommateur au moins sur l'origine du produit mais qui surtout cause du tort aux producteurs italiens, qui eux, respectent les conditions du Made in Italy.

Et c'est exactement ce qui provoque l'ire des professionnels de l'agro-alimentaire et avec eux le Ministère italien du développement économique qui a décidé de passer à l'offensive en organisant une série d'événements destinés à sensibiliser le client final, c'est-à-dire le consommateur. Une façon de le prendre à témoin en lui demandant de faire les bons choix, dès l'achat.

Sur le terrain ce sont les chambres de commerce italiennes qui sont chargés d'aller porter la bonne parole à coup de rencontres, de conférences, d'animations... Toute une panoplie d'actions concrètes pour démontrer, expliquer, faire goûter ce que sont les vrais produits italiens, cuisinés ou concoctés dans les règles de l'art. C'est-à-dire  selon les recettes reconnues.

A titre d'exemple, moins de 30 restaurants sont labellisés Ospitalità Italiana dans les Alpes-Maritimes. Les 5 critères exigés pour être ainsi estampillés sont en effet stricts, exigeant que le personnel parle italien, que les ¾ des vins soient d'origine transalpine comme les ¾ des plats, que le chef ait étudié ou revendique une expérience importante en Italie et que l'huile d'olive qui ne manque pas d'être servie provienne... d'olives italiennes.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Il est bon, mon produit...

Sensibiliser les consommateurs c'est en fait une autre façon de combattre la distorsion de concurrence. Car du côté des producteurs, c'est un véritable coup de Trafalgar économique. Ainsi selon une étude, 6 produits sur 10 vendus à l'étranger n'ont rien d'italien dans leur origine. C'est donc toute une partie du marché de l'approvisionnement en produits made in Italy qui est "enlevée" aux producteurs italiens.

C'est ce qu'explique Enrico Bardini, le président d'Agrimontana, entreprise basée dans le Piémont et à Monaco et qui fournit deux gammes de produits, l'une pour les particuliers et l'autre destinée aux chefs pâtissiers et chocolatiers avec des fruits confits et marrons italiens. Depuis 5 ans, elle fournit aussi les ingrédients pour le fameux "gelato". Cette glace à l'italienne copiée et recopiée mais sans la qualité et la recette originelle. Et c'est là que le bât blesse. Car certains fournisseurs proposent des produits qui n'ont de gelato que le nom. "Notre arrivée sur ce marché est récente mais le problème auquel nous sommes confrontés est bien plus ancien", explique Enrico Bardini.

La solution ? Peut-être un début de réponse existe-t-il avec Artisti di Gelato, une association qui réunit les 50 à 60 meilleurs glaciers respectueux du cahier des charges définissant ce qu'est le gelato... Car pour Enrico Bardini, ceux capables de défendre les valeurs du produit transalpin, ce sont les artisans eux-mêmes, "pas un organisme national qui édicte les règles".

Ambrogio Invernizzi, le patron d'Inalpi, producteur de lait, poudre de lait et fromage qui emploie 130 salariés pour un chiffre d'affaires de 145 M€ indique que le "Made in Italy" est très recherché. Et que la demande est tellement forte qu'il est difficile de lui répondre intégralement. Ce qui laisse des brèches pour les non-italiens. Celui qui est aussi fournisseur de Ferrero plaide pour une loi qui permettrait de donner la bonne et juste information au consommateur. Et qu'à l'instar du slow food, peut-être créer un symbole. Mais évidemment, "il faut donner la bonne éducation au consommateur".

BtoB aussi

Une loi, c'est justement ce qui est en préparation au niveau de la législation européenne. Sauf qu'elle ne pourra sanctionner que l'effet de concurrence déloyale. D'où les actions menées par les CCI italiennes à l'étranger : convaincre et prouver par les papilles. Mais aussi organiser des rencontres BtoB entre producteurs et distributeurs français et italiens, les uns devant mieux connaître les produits d'excellence des autres.

Un workshop organisé à l'automne à Milan a déjà permis à 104 producteurs de rencontrer 16 distributeurs européens. En mars, c'est à Bologne que la même rencontre au sommet va être menée avec 105 entreprises italiennes engagées, 80 % d'entre elles étant labellisées bio.

"Cette opération permet de redonner de la visibilité à l'Italie", reconnaît Agostino Pesce, le directeur de la CCItalienne à Nice, qui explique aussi que cela n'est que la partie émergée de l'iceberg. Que plus on s'éloigne de la Botte, plus la "contrefaçon" est élevée. "Plus on s'éloigne de l'Italie, plus la réponse à la demande est remplie par des faux", relève Agostino Pesce. La même opération re-séduction est donc également menée aux Etats-Unis ou en Asie.

Autant dire qu'il y a du "pane" sur la planche.

Laurence Bottero

Sur le même sujet

Photo d'illustration

Sur la Côte d’Azur, le tourisme réussit à s'étirer au-delà des ailes de saison

Si la Côte d’Azur fait partie avec Paris des destinations touristiques les plus lissées sur l’année, les enjeux n’en restent pas moins temporels et spatiaux. Avec deux cibles bien identifiées, la relance du segment affaires en hiver et le rééquilibrage de la fréquentation vers le haut et moyen pays.

Premium
Économie - La Tribune Région Sud
Photo d'illustration

Comment les JO 2030 sont (déjà) en train de se préparer

Alors que la loi olympique reste suspendue à son passage à l’Assemblée nationale, les Alpes 2030 sont déjà à l’œuvre. Notamment la société de livraison des ouvrages, la Solidéo, qui s’inspire de la méthode déployée pour organiser les JO 2024. Avec, en enjeux, le cadrage des objectifs, la gestion des risques et le recours à l’innovation.

Premium
Économie - La Tribune Région Sud
La gigafactory GravitHy fait partie des projets d'industrie décarbonée qui ont été soumis à la vaste concertation publique.

Fos Berre : ce débat public qui a fait bouger (un peu) les lignes

La vaste concertation publique, lancée il y a plus de trois mois et qui concerne les multiples projets industriels verts prévus pour s’installer dans ce grand bassin économique, semble avoir produit son effet et fait tomber quelques verrous, notamment sur le projet de ligne à haute tension.

Premium
Économie - La Tribune Région Sud
Le bon comportement des exportations entre la France et l'Algérie permet à Suardiaz de renforcer ses liaisons entre les deux pays.

Logistique : la France, relais de croissance pour l’espagnol Suardiaz

En ouvrant une nouvelle ligne RoRo entre le port de Marseille et celui de Djen Djen, en Algérie, quelques mois après avoir pris position sur la plateforme aéroportuaire de Charles de Gaulle, le groupe de conseil en logistique intégrée confirme l’importance de l’Hexagone dans sa stratégie européenne.

Premium
Économie - La Tribune Région Sud
Face à un marché perturbé depuis 2024, le yachting mise sur l'innovation et le développement durable pour mieux répondre aux besoins.

Confronté à une conjoncture en demi-teinte, le nautisme se cherche des relais de croissance

L’ouverture des salons d’automne dédiés à la plaisance et à la grande plaisance permet de prendre le pouls d’une industrie qui se cherche un avenir, à tous points de vue, durable.

Premium
Économie - La Tribune Région Sud
En France, la filière nautique concerne 6 322 entreprises et 4 800 salariés pour un chiffre d'affaires généré en 2025 de 5,9 milliards d'euros.

Nautisme : le pavillon français en danger ?

Alors que l’industrie nautique retrouve un nouvel élan et que le Cannes Yachting Festival inaugure la saison des grands rendez-vous BtoB, le manque de dynamisme du pavillon français pose question, notamment par le vide juridique qui freine son adoption. Sur les 3 000 bateaux naviguant sur le littoral méditerranéen, seuls 150 d’entre eux battent pavillon tricolore.

Premium
Économie - La Tribune Région Sud
Après un été mitigé, les restaurateurs tentent de sauver l'arrière-saison face à une conjoncture incertaine et un comportement des consommateurs qui évolue.

Le contre la montre des restaurateurs pour sauver un été mitigé

Si la saison estivale n’est pas encore terminée, le secteur de la restauration ne se fait pas d’illusion et alerte : baisse de fréquentation, diminution du panier moyen, et bouleversements politiques et économiques qui pourraient bien ternir l’été indien tant attendu.

Premium
Économie - La Tribune Région Sud
Photo d'illustration

Dans le Sud, l’économie suspendue au vote du 8 septembre

A quelques jours du vote de confiance déterminant la survie du gouvernement Bayrou et dans une conjoncture nationale en proie aux doutes, le Sud continue de bien se comporter. Cependant, l’économie régionale peut-elle continuer à résister ?

Premium
Économie - La Tribune Région Sud