• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Economie - La Tribune AfriqueStratégies - La Tribune AfriqueBudget / Fiscalité - La Tribune AfriqueConjoncture - La Tribune Afrique

Tunisie : quitte à se mettre le FMI à dos, le Premier ministre Chahed s’achète la paix sociale

Aboubacar Yacouba Barma

Publié le 23 octobre 2018 à 06:00 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:23

Youssef Chahed

Youssef Chahed

Reuters

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le gouvernement tunisien est parvenu à un accord avec la puissante centrale syndicale, UGTT, qui menaçait d’entamer une série de grèves à partir de ce 24 octobre. En contrepartie de la levée du mot d’ordre, le gouvernement Youssef Chahed s’engage à opérer une augmentation des salaires des fonctionnaires, ce qui risque de provoquer la désapprobation du FMI qui s’inquiétait depuis des années du poids de la masse salariale.

Les travailleurs tunisiens se frottent déjà les mains, puisque la pression de la puissante Union générale des travailleurs de Tunisie (UGTT) sur le gouvernement Youssef Chahed a fini par payer. Alors que la centrale comptait déclencher un mot d'ordre de grève générale dans la fonction publique le mercredi 24 octobre, les négociations entamées avec le gouvernement ont conduit à la signature d'un protocole d'accord entre les deux parties.

Au terme de l'accord, signé en grande pompe ce lundi 22 octobre, le gouvernement s'engage à revaloriser les salaires des employés du secteur public et en contrepartie, l'UGTT a décidé de lever son mot d'ordre de grève.

Selon les détails donnés par la centrale syndicale, à l'issue de la réunion de la réunion de sa commission administrative du dimanche 21 octobre, les augmentations salariales qui seront étalées sur trois années seront de 205 à 250 dinars, soit entre 62 et 76 euros en fonction des différentes catégories professionnelles.

L'UGTT a également obtenu du gouvernement l'abandon de certaines mesures que comptait prendre le gouvernement dans le cadre de sa stratégie de relance économique, notamment la privatisation de certaines entreprises publiques, ainsi que la poursuite des négociations pour une augmentation des salaires dans le privé.

«L'annulation de la grève prévue le 24 octobre 2018 dans le secteur public constitue une victoire pour la Tunisie et pour les travailleurs», a estimé, à la suite de la décision, le secrétaire général de l'UGTT, Nourredine Taboubi, qui met ainsi en avant les risques d'embrasement du climat social que le pays vient de s'épargner.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Entre le marteau et l'enclume

En paraphant le protocole d'accord, le gouvernement du Premier ministre Chahed a certainement voulu parer au plus pressé, en mettant la main à la poche pour «s'acheter une paix sociale». Alors que le climat politique est de plus en plus tendu, au fur et à mesure que s'approchent les échéances électorales de 2019, tout risque d'embrasement social est de nature à amplifier les facteurs d'incertitudes qui planent sur le pays.

La Tunisie a d'ailleurs vu dernièrement ses notes souveraines dégradées par plusieurs agences internationales de notation, en raison justement des incertitudes qui planent sur ses perspectives de croissance.

Cette décision du gouvernement ne manquera d'ailleurs pas de provoquer le courroux du FMI qui s'inquiète depuis des années du poids de la masse salariale sur le budget de l'Etat. Le FMI s'était en effet porté, en 2016, au chevet de la Tunisie qui traverserait une conjoncture assez difficile, à la suite des événements liés au «printemps arabe» de 2011. Le 20 mai 2016, le conseil d'administration du Fond a ainsi accordé au pays un programme d'assistance étalé sur quatre années à travers son mécanisme de Fonds de facilité étendue (Extended Fund Facility).

En contrepartie de réformes structurelles, le pays s'est vu octroyer un arrangement financier de 2,9 milliards de dollars dont la quatrième tranche a été décaissée en septembre dernier. Au titre des ajustements budgétaires attendus, la réforme des subventions publiques, notamment dans le secteur de l'énergie, la lutte contre la corruption, et surtout, la maîtrise de la masse salariale.

Malgré le retard accusé dans la mise en oeuvre de certaines de ces réformes qui ont valu au gouvernement plusieurs rappels à l'ordre, le gouvernement était sur la bonne voie. C'est ce qu'illustre d'ailleurs l'appréciation de l'évolution de la situation économique faite par le FMI en début de ce mois d'octobre et qui a été reprise dans une note d'analyse du profil pays, publiée ce lundi 22 octobre par les services de l'institution financière internationale.

«Grâce à des récoltes exceptionnelles et à une saison touristique renouant avec les niveaux de 2010, la croissance du PIB a accéléré au deuxième trimestre 2018, se hissant à 2,8 % contre 2,5 % au cours du trimestre précédent», lit-on dans le document qui fait état d'une inflation estimée à 7,5% du PIB en août et d'un déficit courant qui s'est réduit de 1% à la même période. Toutefois et malgré ces signes de reprise, le FMI n'a pas manqué de rappeler au gouvernement les priorités du programme, parmi lesquels la question de la maîtrise de la masse salariale.

«Pour préserver la reprise en cours, les autorités devraient envisager de réformer les subventions à l'énergie, d'imposer des limites plus strictes à l'embauche et à la rémunération dans le secteur public, de réformer les retraites et de relever encore les taux d'intérêt», souligne de nouveau le FMI.

La décision du gouvernement de procéder à des augmentations salariales s'inscrit donc en porte-à-faux de ses engagements avec le FMI et de ses objectifs de relance économique, sans oublier qu'au regard de la conjoncture que traverse le pays, il sera difficile de trouver les fonds nécessaires, sans remettre en cause les équilibres macroéconomiques en plein processus d'ajustement.

D'ailleurs, les fonds nécessaires à la mise en œuvre de cet accord n'ont pas été prévus dans le projet de loi des finances 2019, ce qui augure d'une nouvelle préoccupation pour le gouvernement.

À lire également

  • Tunisie : émission d'euro-obligations d'une valeur d'un milliard de dollars
  • Tunisie : une loi de finances plus sociale et tournée vers la création d'emplois
  • Tunisie : Chahed confirme la tenue des prochaines élections en octobre 2019
  • Tunisie : enfin un autre accord avec le FMI pour la poursuite du programme d’assistance financière

Toutefois, à la veille des élections, notamment présidentielles, prévues l'année prochaine, les organisations salariales sont conscientes de l'opportunité de procéder sur fond de surenchère syndicale, ce qui constitue un mauvais présage pour le Premier ministre et le président Béji Caid Essebsi, alors qu'une guerre de leadership se profile entre les proches du locataire du Palais de Carthage et celui de la Kasbah que l'on dit déjà probable candidat à la prochaine présidentielle.

Aboubacar Yacouba Barma

Sur le même sujet

Photo d'illustration

« Le secteur privé a un rôle primordial dans l’agenda de l’Afrique » (Monique Nsanzabaganwa)

Ancienne vice-présidente de la Commission de l’Union africaine - elle a cédé son fauteuil en mars dernier, l’économiste rwandaise livre sa vision sur les contours du développement des pays africains dans un contexte international inédit.

Premium
Economie - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

L’opération séduction du Sénégal face aux patrons français

Invité lors de la rentrée du patronat français qui se tient cette année à Roland-Garros, le président du Sénégal a appelé aux investissements tricolores, mettant en avant les opportunités de développement sur des marchés en croissance.

Premium
Economie - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Comment le Maroc mène la bataille contre le stress hydrique

Alors que le royaume - qui célèbre ce 30 juillet les 26 ans de règne du roi Mohammed VI - traverse sa septième année consécutive de stress hydrique dû à la sécheresse, les industries tournent à plein régime et les ménages en milieux urbain et rural ont accès à l'eau potable. Le résultat d’une stratégie dans laquelle le mot d’ordre est l’anticipation face à la force de la nature. Décryptage.

Stratégies - La Tribune Afrique
Grand atelier de confection de vêtements Kiabi dans la zone industrielle de Glo-Djigbé au Bénin.

Au Bénin, l'export en Europe et dans le monde nourrit l'ambition industrielle

100% du coton transformé localement d’ici 2030, un développement industriel multisectoriel établi, un port d’une excellence opérationnelle inédite sur le continent, des experts aux compétences fines… Le Bénin se projette. Mais alors que de pays d’Afrique de l’Ouest s’est lancé il y a quelques années dans une course à l’industrialisation, où en est-il concrètement ? Eléments de réponse.

Premium
Economie - La Tribune Afrique
Pout Benoît Chervalier, il faut revoir le procédé de l'aide au développement en privilégiant la pertinence plutôt que l'efficacité.

« Il faut s’interroger sur la raison d’être du financement du développement » (Benoît Chervalier)

ENTRETIEN - Alors que la quatrième conférence internationale sur le financement du développement vient de se conclure à Séville, le président Afrique de Business Europe estime que l’aide au développement telle que pensée il y a 50 ans, n’est plus. Et qu’il faut davantage placer l’attention sur la pertinence de cette aide plutôt que sur les millions injectés.

Premium
Economie - La Tribune Afrique
Sidi Ould Tah, juste après son élection en tant que président de la Banque africaine de développement le 29 mai dernier, échangeant avec Romuald Wadagni, ministre de l'Economie et des Finances du Bénin.

Financement du développement : vers un nouveau paradigme en Afrique ?

Entre le repli de certains partenaires, l’entrée de pays africains au capital de BERD ou l’arrivée d’un « doer » à la tête de la BAD, l’univers du financement du développement est en proie à de nombreux mouvements récemment. Ses acteurs restent cependant optimistes face à un tel contexte.

Premium
Economie - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Bilan, élection et perspectives… La BAD redessine son avenir en faveur de l’Afrique

La Banque africaine de développement (BAD) s’apprête à entrer dans un nouveau cycle. Si les perspectives de croissance du continent impactées par le contexte international restent prometteuses pour certaines économies, les assemblées annuelles - qui se tiennent cette année à Abidjan- sont marquées par le bilan du président sortant et l’élection du nouveau patron.

Economie - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Immobilier : pourquoi les marchés africains ne peuvent être exclus d’« aucune trajectoire mondiale »

Le marché de l’immobilier est prometteur en Afrique à plusieurs titres, avec notamment la plus forte croissance annuelle au plan régional au cours des cinq prochaines années. Pour les acteurs et experts, le continent sera central dans la perception internationale d’un secteur capital. Explications.

Premium
Economie - La Tribune Afrique