Gabon : la liquidation de la GOC et de la Sogara n’est pas à l’ordre du jour, selon le gouvernement
Aboubacar Yacouba Barma

GOC Gabon
DR
Aboubacar Yacouba Barma

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Démenti formel du gouvernement gabonais sur la liquidation sur injonction du FMI, de la Gabon Oil Company (GOC), et de la Société gabonaise de raffinage (Sogara), comme l'ont rapporté plusieurs médias. Dans un communiqué publié le jeudi 2 mai, le ministre du Pétrole, du gaz et des hydrocarbures, Pascal Houangni Ambouroue, a indiqué qu'il ne s'agit tout simplement que «de l'intox relayée sur les réseaux sociaux».
Selon le ministre, il ressort des entretiens avec les plus hautes autorités et de l'échange qu'il a eu avec la délégation qui a séjourné du 24 au 30 avril, que «le FMI apprécie et salue les réformes structurelles engagées par le gouvernement et notamment dans notre département». Afin de lever toute équivoque, le ministre du Pétrole a tenu à rappeler que, «le FMI n'a pas vocation à se substituer à un Etat, mais à accompagner les Etats vers un développement inclusif par les politiques publiques porteuses de croissance». Par conséquent, «les rumeurs relayées sur une supposée liquidation de la GOC et de la Sogara ne relèvent pas du cahier de charges du FMI», a rajouté le ministre Pascal Houangni Ambouroue
Avant la sortie du ministre, c'est le chef de la délégation du FMI au Gabon qui a tenu également à démentir les mêmes «allégations» selon le ministère du Pétrole. «On semble donner beaucoup de pouvoirs au FMI, parmi ceux qui ne lui incombent pas. Le FMI n'a pas le pouvoir de liquider des entreprises qui appartiennent à des Etats souverains», s'est ainsi défendu dans la presse locale, Boileau Yeyinou Loko, le chef de la délégation du FMI.
La compagnie nationale gabonaise des hydrocarbures (GOC) a été créée en 2011 sur les cendres de l'ancienne Société nationale des hydrocarbures du Gabon (SNHG), afin notamment de renforcer le rôle de l'Etat dans le domaine stratégique pour l'économie du pays, des hydrocarbures. Depuis sa création, elle a traversé des difficultés financières mais grâce aux réformes engagées dans le secteur, elle est en train de relever la tête. C'est en tout cas ce qu'a confirmé le conseil d'administration de l'entreprise publique qui a réalisé un résultat net de 18,452 milliards de Fcfa en 2018, alors qu'un an auparavant, elle enregistrait un résultat négatif de -6,1 milliards de Fcfa.
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Selon son directeur général, Patrichi Christian Tanasa, qui présentait ces chiffres le vendredi 19 avril dernier à la suite de la réunion du Conseil d'administration, ces bons résultats qui devront se confirmer en 2019, s'expliquent entres autres par «la contribution significative des actifs non opérés acquis au cours de l'année, la hausse des prix du pétrole, ainsi que le programme de restructuration mis en œuvre par la société».
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