Avec Implanteus, Avignon se dote d’une École universitaire de recherche
Maëva Gardet-Pizzo
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C'est une petite université, 7 000 étudiants environ. Elle a tout de même tenté sa chance et candidaté à l'appel à projet pour voir son projet Implanteus labellisé École universitaire de recherche (EUR). Financées dans le cadre du programme Investissements d'avenir, les EUR réunissent sous un même label offre de formation (masters) et recherche (écoles doctorales, laboratoires de recherche), selon le modèle des Graduate schools ouvertes sur l'international autant que sur le monde de l'entreprise.
Avec Implanteus, l'ambition est de "relever le défi consistant à adapter les systèmes agricoles méditerranéens aux contraintes du changement global, tout en favorisant une haute qualité nutritionnelle".
Un défi "dans l'air du temps", observe Olivier Dangles, chef de projet et professeur à l'université d'Avignon, à l'heure où la menace des dérèglements climatiques est très prégnante en Méditerranée et où le mieux-manger est au cœur des préoccupations sociétales. Mais ce n'est pas le seul atout du projet. "Quand on est une petite université, pour exister auprès de grands centres comme ceux de Marseille, Montpellier ou Lyon, il faut une offre disciplinaire marquée. Or, nous sommes très axés sur les agrosciences qui incluent la pratique agricole, la nutrition, la transformation de la matière végétale..." Une spécialité qui lui a permis de tisser des liens avec des partenaires tels que l'Institut national de recherche pour l'agriculture (Inrae), co-porteur du projet, mais aussi le pôle de compétitivité Terralia dédié à l'alimentation et au bien-être. Des partenariats auxquels sont sensibles les jurys internationaux qui évaluent les projets d'EUR, tant et si bien qu'Implanteus obtient le label en 2019.
A la clé : un financement de cinq millions d'euros sur huit à dix ans qui permettra de renforcer les synergies en place et de faire monter en gamme l'offre de formation. "En Master, nous avons une forte marge de progression. Il existe un master en agrosciences mais il est monodisciplinaire, en français, avec une forte orientation professionnelle". L'idée est désormais d'en faire une formation pluridisciplinaire, ouverte sur l'international, davantage tournée vers la recherche.
Maëva Gardet-Pizzo