Smalt Capital ou le choix revendiqué du territoire

Laurence Bottero
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C'est la suite somme toute logique : en changeant d'acteur de référence - bienvenue la Caisse d'Epargne CEPAC, de direction - c'est désormais Arnaud Chiocca qui pilote la direction générale et Frédéric Conenna qui endosse la casquette de DAF - il ne semblait pas totalement farfelu que l'ex-ACG Management opte pour un nouveau nom de marque. Désormais donc, c'est Smalt Capital.
Un nom travaillé, qui fait référence à un pigment minéral bleu, inspirant du bleu Klein et qui renvoie à la mer, dénominateur commun du Sud, de la Corse et de la Réunion. Une évocation à peine voilée surtout à cette notion qui est le fondement de la société de gestion : la proximité.
Il faut bien l'avouer, c'est une notion qui est souvent revendiquée mais pas toujours éprouvée. Smalt Capital, a contrario, insiste sur ce qui fait sa différenciation, laquelle correspond précisément à l'attente du marché. "Nous revendiquons pleinement ce positionnement", appuie Arnaud Chiocca. Alors que les fonds concurrents recherchent à acquérir des tailles conséquentes, "ils abandonnent une partie du marché. C'est précisément sur ce segment que nous nous positionnons".
"Nous assumons notre caractère régional sans stéréotype ".
Et ça, c'est précisément ce qu'il manque... sur le terrain. Nombre d'entreprises innovantes ou de PME en phase de développement regrettent le manque de fonds régionaux capables de les accompagner dans des phases d'accélération ou de consolidation. En voulant répondre sur ce manque précis, Smalt Capital comble l'un des trous dans la raquette qui poussaient les entrepreneurs vers de cieux plus parisiens.
C'est aussi ce manque que la constitution d'un fonds d'investissement à Nice va combler. Un fonds prochainement opérationnel qui a créé une réelle appétence. Ceci confirmant cela.
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Et Arnaud Chiocca comme Frédéric Conenna de rappeler que "nous sommes Niçois à Nice, Marseillais à Marseille, Réunionnais à la Réunion, Corses en Corse..." et que "nous préférons être premier chez nous plutôt que d'être perdus dans la masse ailleurs".
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Laurence Bottero