Le plan (et les propositions) de l'UDET Sud pour sauver le tourisme

Laurence Bottero
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Certes il y a bien ce plan tourisme qui a pour ambition de ne pas laisser le secteur touristique totalement exsangue. Mais il y a aussi des manques, des trous dans la raquette, des activités et des entreprises dont le code APE ne "rentre" pas dans les bonnes cases. On sait que c'est notamment déjà le cas pour les entreprises du tourisme industriel.
Une situation parfois ubuesque, en tout cas inquiétante pour le devenir d'une économie régionale évidemment très dépendante du tourisme même s'il ne s'agit pas de son seul pilier. En Provence Alpes Côte d'Azur, le tourisme a un poids certain. 31 millions de visiteurs, 218 millions de nuitées, 25 000 établissements qui génèrent 118 000 emplois directs et un chiffre d'affaires de 18,6 milliards d'euros. Alors, quand c'est tout un secteur qui est touché par la crise, évidemment les professionnels s'arcboutent pour ne pas qu'il soit coulé.
C'est exactement la démarche de l'Union des Entreprises du tourisme du Sud (UDET) créée en 2015 par le MEDEF Sud. Une démarche qui se concrétise par 22 propositions - économiques, sociales, fiscales, de marketing territorial, sanitaires... - qui visent à former un plan de sauvetage assez large. Où il est question d'accompagner les chefs d'entreprise en jouant sur des leviers simples mais impactants. Comme prolonger les exercices comptables de 12/15 mois à 24 mois, l'idée étant de permettre le lissage de l'activité, espérant qu'elle soit plus complète en 2021. En parallèle, la transformation du PGE en crédit longue durée serait de nature à apporter l'oxygène nécessaire aux entreprises. "Que va-t-il se produire au bout de la première année, lorsqu'il va falloir rembourser le Prêt garanti par l'Etat ? Le risque est de demander à re-amortir le coût du PGE ce qui va avoir pour effet d'endetter encore davantage l'entreprise, laquelle sera privée de toute capacité d'investissement. Il est essentiel de donner aux entreprises une franchise supplémentaire de 12 mois en espérant que 2021 soit une saison normale", détaille Denis Vogade, membre du bureau du Medef Sud, en charge du tourisme.
Laurence Bottero