Un (BIG) Tour… de chauffe
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Le principe a déjà été testé et approuvé l'an dernier avec la tournée French Fab qui avait parcouru les plages du littoral hexagonal. Parce qu'on change rarement une équipe et une idée qui fonctionnent, revoilà Bpifrance sur les routes tricolores, avec un nouveau BIG Tour qui se veut bien plus ambitieux.
Il faut dire qu'outre la volonté de la banque publique d'investissement de mettre en avant ce que la France porte de mieux en terme d'initiatives entreprenariales tous types confondus - ce qu'elle fait aussi toute l'année -, le contexte particulier du moment ajoute de l'intérêt à l'opération.
Si la crise déstabilise l'économie, elle ne doit pas pour autant stopper ou freiner les envies d'entreprendre. C'est tout le sens du BIG Tour. En montrant qu'innover, oser passer à l'action, créer est gage de réussite, l'opération veut être pertinente et productive. D'où le concept ludique qui doit plaire aux jeunes. Car c'est bien eux, la cible. "Cet été, une fois de plus, on casse les codes et on parle d'une manière différenciante et décomplexée de tout le savoir-faire français, aussi bien industriel, territorial, technologique, d'innovation. C'est la French Tech, la French Fab, la French Touch, la French Transition, tous réunis sous un même étendard, celui de la liberté d'entreprendre, de construction du monde de demain", indique Patrice Begay, le directeur exécutif de BpiFrance.
L'objectif tient justement dans la preuve par l'exemple : c'est à cela que sert le village de 3 000 m2. C'est là que vont se concentrer des animations dont le but est de concrétiser les métiers, les secteurs et de donner envie. "Donner envie d'avoir envie", répète Patrice Begay comme un mantra. Car c'est là aussi la clé de la reprise et donc de la crise. "Les jeunes sont notre avenir, nous devons leur montrer qu'ils ont tous un rôle à jouer".
Parce que le dire c'est bien mais le prouver c'est mieux, des rencontres avec des entrepreneurs locaux sont prévus, sur place, pour ceux qui décrocheraient ainsi un emploi.
Laurence Bottero