Les îles Paul Ricard ou le pari du tourisme vert
Maëva Gardet-Pizzo
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L'île des Embiez est un concentré de nature méditerranéenne. Sur ses 95 hectares de calanques et de criques, elle regorge d'espèces sauvages. Pins d'Alep, arbousiers, chênes... elle possède 90 % des variétés végétales méditerranéennes, ce qui en fait un havre de biodiversité et un refuge pour les oiseaux. Non loin, l'île de Bendor, bien plus petite avec ses sept hectares, est moins sauvage. Ses atouts, ce sont sa douceur de vivre avec ses bâtisses colorées ainsi que les découvertes culturelles que l'on peut faire dans ses musées.
On connaît Paul Ricard marseillais. On sait un peu moins que dans les années 1950, il devient varois. C'est à ce moment-là qu'il acquiert les deux îles. Pas pour s'offrir un lieu de villégiature privé mais pour en faire profiter un large public, alors que les Français ont depuis quelques années droit aux congés payés.
Il y fait construire un port entouré de quelques hébergements et aménagements. Pas trop, car il sait que la préservation d'une nature à l'état brut est un argument commercial. De même, la circulation de véhicules est extrêmement restreinte. Et pour mettre l'accent sur son engagement environnemental, il installe un institut océanographique.
Les années passant, les îles demeurent dans le giron familial. La société Paul Ricard détient les actifs, construit et rénove. Elle s'appuie sur une filiale qui loue et gère l'ensemble des résidences, hôtels et lieux de restauration. "Cette gouvernance permet de fixer et atteindre des objectifs tout en sensibilisant les prestataires, les salariés et le public", observe Gilles Grangliotte, directeur des opérations chez Paul Ricard.
Cette force de frappe lui donne toute la latitude pour innover, ce qui lui a valu l'obtention d'un certain nombre de normes et de labels.
Parmi eux, la norme ISO 14001 qui permet de mettre en place et de suivre des projets liés au management environnemental. "Nous sommes le seul port en Méditerranée à avoir obtenu cette norme. Dans ce cadre, nous avons créé des infrastructures telles que des points vaisselle qui apportent le même confort qu'à la maison pour les personnes qui viennent sans rien". Ce, dans le but d'éviter des activités qui pourraient nuire à l'environnement.
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