Franck Goldnadel, le nouveau pilote de la stratégie de Aéroports de la Côte d'Azur

Laurence Bottero
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Alors que l'activité de l'aéroport de Nice s'est fortement réduite, impactée - à l'instar des autres plateformes françaises et internationales - par la Covid-19, l'arrivée d'un nouveau président du directoire pour diriger l'ensemble du groupe, qui comprend également l'aéroport de Cannes-Mandelieu et celui du Golfe de Saint-Tropez, tournés aviation d'affaires, n'est évidemment pas anodine.
Car le successeur de Dominique Thillaud a un profil qui dit beaucoup de l'ambition d'Aéroports de la Côte d'Azur. En effet Franck Goldnadel est un ancien d'ADP, dirigeant d'abord Orly, puis Roissy-Charles-de-Gaulle avant d'assurer, en 2014, la direction générale adjointe des opérations aéroportuaires pour l'ensemble du groupe. Un passage chez Atalian Servest en tant que président Europe a précédé son arrivée chez EDEIS, groupe de gestion de concessions et d'ingénierie. Avant donc de devenir niçois.
L'arrivée de cet expert de l'aérien, qui plus est, ancien d'ADP est assez significative. D'abord parce que les querelles entre la plateforme azuréenne et la plateforme parisienne sont notoires et anciennes. Choisir un ex-Aéroports de Paris c'est un peu comme engager un footballeur du PSG à l'OM. Lors de la privatisation d'Aéroports de la Côte d'Azur par l'Etat, la volonté affichée d'ADP - qui retirera finalement sa candidature - de se positionner avait fait voir tout rouge sur la Côte d'Azur.
Mais c'est surtout l'expertise de Franck Goldnadel qui dit beaucoup de l'ambition de la plateforme azuréenne. En effet, le nouveau président du directoire, diplômé de l'Ecole Nationale de l'Aviation Civile, connaît parfaitement les rouages du monde aérien. Celui des compagnies aériennes notamment. Sous l'angle business modèle évidemment.
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Et c'est bien cela qui va compter dans l'avenir d'Aéroports de la Côte d'Azur. Certes, l'impact de la Covid-19 n'est pas anodin. Mais la plateforme est dans une phase importante de son développement. Il y a le trafic passager - de l'ordre de 14,5 millions en 2019 - et le projet d'agrandissement du T2 qui comprend six salles d'embarquement, une salle dédiée à l'enregistrement des bagages et une autre à la livraison de ceux-ci. Un projet qui d'ailleurs vu son permis de construire, attaqué par des associations environnementales, être validé par le tribunal administratif de Nice.
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