Idex souffle le chaud et le froid sur la ZAC Nice Méridia
Gaëlle Cloarec
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Depuis 2016 et la livraison des premiers programmes immobiliers, la ZAC Nice Méridia se forme et se transforme. Hier, The Crown, Anis, Harmony Park, Pléiade et Odyssée, Palazzo Méridia. Demain, l'IMREDD, le Campus Sud des Métiers, l'Institut Physique de Nice, le pôle intergénérationnel, en attendant le méga-ensemble mixte Joïa Méridia, prévu à l'horizon 2025. Des opérations tertiaires, résidentielles, de commerces, de services, d'enseignement et de recherche qui peuplent et peupleront les 24 hectares de cette technopole urbaine, volet phare de l'OIN Eco-Vallée, à l'ouest de Nice. Soit, d'ici à 2030, 520 000 m² de bâti qu'il conviendra d'alimenter en chaud, en froid et en électricité, tout en limitant drastiquement l'apport en énergie extérieure non renouvelable. La Métropole Nice Côte d'Azur, faut-il le rappeler, parce que située en bout de ligne, s'insère dans un contexte de péninsule énergétique particulièrement sensible à la surconsommation et au risque de black-out.
Ce défi, c'est le groupe francilien Idex, qui a été désigné pour le relever à travers sa filiale créée ad hoc, Méridia Smart Energie, lauréate en 2018 de la délégation de service public (DSP) de 25 ans portant sur la création et l'exploitation du futur réseau de chaleur et de froid de la ZAC dédiée aux écotechnologies. Spécialiste des infrastructures et services énergétiques, il emploie plus de 4 200 personnes essentiellement en France pour un chiffre d'affaires supérieur à un milliard d'euros. Une belle ETI donc, passée il y a deux ans dans le giron du fonds Antin et qui peu à peu creuse son sillon avec une quarantaine de réseaux, son cœur de métier, et d'unités de valorisation de l'énergie à son actif. Ce qui, pour Benjamin Frémaux, son PDG, "ne doit rien au hasard". "Dans le domaine des réseaux de chaleur et de froid, les deux grands leaders sont détenus par des entreprises qui font essentiellement du nucléaire pour l'une, du gaz pour l'autre. Cela ne facilite ni la concurrence, ni les évolutions technologiques". Dans ce contexte, "Idex, certes plus petite, arrive à disrupter le marché avec des offres et solutions innovantes, tout simplement parce que c'est de cela qu'elle vit, et que si elle n'innove pas, elle n'est pas retenue".
Gaëlle Cloarec