Jean-Noël Léon - FPI : "Une métropole "marchable" est une métropole bankable pour ses habitants"
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Son "il faut déconfiner les permis de construire" a donné le ton de l'après-confinement. Car il n'est pas très content, Jean-Noël Léon, du manque de dynamisme des institutions chargées de donner du rythme au secteur immobilier. Pas content du tout. Rappelant que c'est la concertation qui a permis que le monde de l'acte de bâtir, tel un seul homme, s'engage dans la reprise des chantiers. "C'est un défi que nous avons relevé collectivement", pointe-t-il.
Tout irait donc bien si, seulement si, il n'y avait pas cette baisse des autorisations administratives qui ne va pas vraiment avec l'idée de la relance. Surtout qu'il y a eu l'habituel ralentissement du à la tenue des élections municipales. Et au final une baisse de la délivrance des permis de l'ordre de 50 %. Qui va même jusqu'à atteindre -67 % pour la seule ville de Marseille. Pas vraiment anecdotique. "Les clients sont là, mais nous n'avons pas de permis". Avec la désagréable conséquence de faire grimper les prix... "C'est notre cri d'alarme. Ceux qui vont souffrir de cette situation, ce sont les plus démunis".
Des propositions ont été faites à la Ville de Marseille et à Aix-Marseille Provence pour accélérer, débloquer, améliorer cet état de fait. Sans réel retour pour le moment, déplore le président de la FPI Provence.
Qui pointe un autre sujet, pas du tout anecdotique : celui de l'attractivité du territoire. "Un chef d'entreprise est attentif aux conditions de logement dans de bonnes conditions, de ses salariés. Les entreprises potentiellement intéressées par une implantation sur le territoire pourraient très bien aller voir ailleurs. Cette non-production de permis de construire est historique, la plus basse depuis l'après-guerre", argumente-t-il encore.
Et de rappeler que la loi Alur permet aux collectivités de sous-traiter l'instruction des permis de construire à la Préfecture, aux architectes ou à des organismes privés... sauf que "les communes ne font pas appel à cela, elle préfèrent garder le contrôle".
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Laurence Bottero