Aix-Marseille : l’activité de bureaux, indicateur d’une conjoncture qui ne va pas si mal
Laurence Bottero
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Généralement considérées comme un baromètre du moral et de l'appétence des investisseurs, les données concernant l'activité de bureaux sont sans doute encore plus scrutées à la loupe, quelques mois après le confinement et le début d'une crise qui bouleverse les habitudes bien ancrées.
Les chiffres du troisième trimestre, publiées par BNP Paribas Real Estate sont donc à analyser sous ce prisme. Sans surprise, l'activité globale est en recul, de -4,5 % sur la période concernée, ce qui est bien mieux que le -11 % enregistré au second trimestre. 23 000 m2 ont été placés sur le territoire métropolitain, ce qui permet d'atteindre au global 83 000 m2 placés depuis le début 2020.
Un recul que Nicolas Treich, le directeur en charge des transactions pour le groupe, à Marseille, n'estime pas si négatif que cela. Car bien sûr, tout est relatif... « Étant donné le contexte, nous prévoyons un atterrissage en fin d'année qui devrait porter le nombre de m2 placés à 120 000 m2. Ils étaient de l'ordre de 150 000 m2 en 2019, laquelle était une année record. Sans oublier que la période de confinement n'a pas permis d'être actif ».
Pas de pessimisme et « pas de sinistrose » donc. Tout ne va pas si mal du côté d'Aix-Marseille.
Certes, les locomotives habituelles ne réalisent les mêmes performances. Euroméditerranée enregistre un léger recul avec 2 800 m2 placés. « Dans le contexte actuel, les grands groupes sont en réflexion », explique Nicolas Treich. « Le télétravail et l'engouement suscité interroge. Les grands groupes, nationaux ou internationaux, sont attentifs à la fois sur l'évolution des effectifs comme sur ces nouveaux modes de collaboration. Il faudra considérer le bilan en fin d'année ». En attendant, une autre typologie d'entreprises reste active : les ETI « qui prennent le relais ».
Mais, souligne tout de même Nicolas Treich, « c'est la recharge de la demande qui m'inquiète », alors que l'espoir pourrait venir des collectivités territoriales, qui, les élections passées, pourraient avoir envie de changement.
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