L’Etat en soutien du plan de relance de Cannes ?
Laurence Bottero
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Ce serait l'acte de soutien bienvenu, de nature à calmer l'ire de David Lisnard, pas content du tout de la façon dont le gouvernement gère le risque sanitaire. Dans la presse, comme dans sa tribune parue dans l'Opinion, l'édile de Cannes ne cache pas incompréhension, et colère, estimant que l'on maltraite le « tissu économique invisible qui fait la réalité entrepreneuriale et sociale de la France » pour traiter ce qui qui est visible médiatiquement et « relève du théâtre politique ». Comprendre, ce sont les patrons de TPE PME que l'on assassine économiquement en empêchant la filière du tourisme, notamment d'affaires de retrouver une activité la plus normale possible, sécure évidemment, mais de nature à permettre une vraie relance. Celle de nature à générer de la croissance.
Le sujet de David Lisnard c'est bien sûr l'activité économique de celle qui est le décor de moult congrès et rendez-vous BtoB, mais c'est aussi le soutien aux entreprises. Car, localement, ça fait mal. Très mal. Le tissu de sous-traitants, d'acteurs économiques impliqués, malmenés et dépendant de la situation qui ne voit pas le tourisme retrouver des couleurs est tout aussi pluriel qu'inquiet. Dans son courrier au préfet des Alpes-Maritimes, David Lisnard annonce la couleur : les conséquences économiques sur les budgets c'est 15 M€ pour la Ville de Cannes, 8,1 M€ pour l'intercommunalité. Pour le moment.
Dès les premiers soubresauts de la crise sanitaire, Cannes et plus largement la communauté d'agglomération Cannes Pays de Lérins ont évidemment mis la main à la poche. Soit 1 M€ injecté pour venir au secours des trésoreries impactées.
Mais désormais, c'est toute la chaîne de projets de développement pensés pour développer la Cité du cinéma qui pourrait se retrouver compromise par manque de recettes et de rentrées en monnaie sonnante et trébuchante. Des projets qui concernent la mobilité, les infrastructures, le soutien au commerce de centre-ville, à sa rénovation, qui concernent aussi l'attractivité. Soit au total une cinquantaine de projets. Pour 540 M€ estimés en besoin d'investissement.
Laurence Bottero