Petites entreprises, relocalisation : ce que le Medef Sud attend du plan de relance
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Après un troisième trimestre marqué par un fort rebond de l'économie avec une croissance de 16 % du PIB, la fin d'année s'annonce un peu plus maussade avec une croissance quasi nulle. Globalement, si la baisse d'activité a été moins forte qu'attendue, le retour à la normale est plus lent que prévu. Surtout, on remarque une grande divergence de situations selon les secteurs d'activité et les entreprises, le tourisme, l'hôtellerie-restauration, événementiel étant fortement affectés par les mesures sanitaires. Des secteurs particulièrement présents en Provence-Alpes Côte d'Azur, en témoigne le fort recours aux aides de la part des entreprises locales.
« Notre région, qui est 6ème en matière de PIB, est la troisième plus utilisatrice du Prêt garanti par l'État », souligne Yvon Grosso, président du Medef Sud. Ainsi, 64 926 entreprises ont sollicité ce prêt, pour un total de 9,93 milliards d'euros.
Même classement en ce qui concerne le fonds de solidarité, la région ayant bénéficié de 10 % du montant versé à l'échelle nationale, avec 180 376 entreprises concernées.
Des difficultés qui ont forcément un impact sur l'emploi. « Les déclarations préalables à l'embauche ont diminué de 11,4 % en août avec de fortes disparités entre les territoires puisque dans les Hautes-Alpes cette baisse est de 1,3 % contre 13,8 % dans les Alpes maritimes ».
Si certaines branches d'activités en souffrance ont rapidement été identifiées par le gouvernement dans ses premières mesures de soutien à l'économie, certaines victimes collatérales ont été oubliées. Mais pas par le syndicat patronal qui a contribué à les mettre en lumière. « Par cascade, la chute du tourisme impacte les courtiers en assurance voyage et même les fabricants de foie-gras qui vendent habituellement beaucoup aux touristes. Il y aussi les fleuristes, les bouquinistes ou encore les autocaristes qui font face à l'absence de sorties scolaires pour raisons sanitaires. Nous avons ainsi rendu les aides éligibles à 31 professions supplémentaires ».
Maëva Gardet-Pizzo