Aix-Marseille : ce rapport qui dit… ce que l’on sait déjà

Laurence Bottero
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160 pages, un diagnostic complet - entre manquements et avantages identifiés - des axes pour s'inscrire dans une dynamique de croissance forte... Tel est le rapport édité par l'Institut Montaigne, avec le soutien de l'agence d'influence Stan, basée à Marseille et les témoignages des patrons locaux qui comptent.
Dresse-t-il un état des lieux surprenant ? Non. Mais en revanche, il relaye la parole, les besoins, les desiderata de ceux qui contribuent, de différentes façons, à la métropole : les patrons. Des chefs d'entreprises et dirigeants pas toujours entendus ni écoutés.
Les points noirs, on les connaît : des inégalités avec un centre-ville souffrant davantage de pauvreté que sa périphérie, une mobilité contrariée, un manque de foncier disponible qui freine la croissance des fleurons locaux sans parler de l'habitat, dont on connaît l'état indigne dans certains quartiers, une Métropole encore fragile qui doit trouver son équilibre et des finances qui ne sont pas à la hauteur des enjeux.
Le tableau, dressé ainsi, n'est pas très reluisant. Et pourtant, les atouts sont au moins à la hauteur des faiblesses. Un positionnement géographique qui l'ouvre vers la Méditerranée, sous-entendant de nombreux potentiels, une excellence en matière de santé et de numérique, sur ce dernier point notamment grâce aux câbles sous-marins, une attractivité qui ne se dément pas, malgré les images d'Epinal qui monopolisent l'attention, un Grand Port Maritime concurrentiel, attractif...
Aix-en-Provence souvent présentée comme la ville « riche » et Marseille, considérée comme plus « pauvre », constituent donc une métropole hétéroclite - certes construite à marche forcée en 2016 - mais une métropole au potentiel sans doute inégalé. Reste à transformer les discours en réalité.
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La substantifique moelle du document repose bien sur ceux qui en parlent le mieux... les patrons.
Car les propositions que présente l'Institut Montaigne sont celles que les dirigeants des grandes entreprises du territoire aimeraient beaucoup voir concrétisées. Certains l'ont clamé haut et fort, d'autres distillent leur petite musique plus discrètement mais pas sans moins de constance... Sauf que si l'unanimité se fait dans les discours, elle ne se fait pas dans les actes.
Laurence Bottero