Pourquoi le fonds d’investissement Sud Horizon est un levier de résistance à la crise
Laurence Bottero
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C'est une bonne nouvelle qui vient rassurer le monde économique et c'est peu dire qu'il en a besoin. Alors que l'on sait que les prochains mois seront difficiles pour les entreprises et les acteurs économiques dans leur grand ensemble, l'annonce par Smalt Capital de la création d'un FCPI dédié à l'accompagnement des PME constitue un peu un phare bienveillant dans la tempête.
Sud Horizon s'adresse donc particulièrement aux PME non cotées, générant un chiffre d'affaires minimum de 5 M€, des entreprises solides, chahutées par la crise, qui trouveraient dans ce soutien financier, un outil pour passer cette étape délicate, sans remise en question de leur pérennité. « Ce FPCI est un fonds traditionnel de private equity, qui n'est pas dédié à faire des opérations comme du retournement, mais davantage du capital développement ou de la transmission », précise Arnaud Chiocca, le directeur général de Smalt Capital. « L'idée est d'intervenir pour des opérations de fonds propres ou quasi fonds propres auprès d'entreprises qui entrent dans nos critères, des entreprises un peu abîmées par la crise mais dont l'existence n'est pas remise en question ». Des entreprises de tout secteur, autant « de la petite industrie qu'issue du tourisme ».
Doté de 21,5 M€, Sud Horizon interviendra via des tickets de 1 M€ à 3 M€.
Un fonds qui, outre sa mise à disposition dans ce contexte particulier de tensions économiques, présente plusieurs particularités et pas des moindres. Si, assez logiquement, des établissements bancaires y contribuent, la différence, voire l'originalité, réside davantage dans la participation active de collectivités peu habituées à l'exercice. En effet, la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur, la Chambre de commerce et d'industrie Aix-Marseille Provence ainsi que la Métropole Nice Côte d'Azur font partie des investisseurs, aux côtés de la Banque Populaire Méditerranée, de la Caisse d'Epargne-Cepac et de la Caisse d'Epargne Côte d'Azur.
Laurence Bottero