Rodolphe Saadé milite pour faire de Marseille la capitale européenne de la mer
Rémi Baldy
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Tous les soutiens sont les bienvenus. Mais quand il s'agit du PDG de l'un des leaders mondiaux du transport de conteneurs forcément cela pèse un peu plus. Rodolphe Saadé, à la tête de la société installée à Marseille CMA CGM, a exprimé sur Twitter son soutien à "l'initiative Marseille, capitale européenne de la mer en 2024. Nous devons saisir cette occasion pour réaffirmer la position de la France comme grande nation maritime, en Europe et dans le monde. Marseille a tous les atouts pour être choisie"
Un tweet, mais pas seulement puisque le chef d'entreprise a écrit directement à Emmanuel Macron pour lui demander de soutenir la démarche ainsi qu'à la ministre de la Mer Annick Girardin, à la secrétaire générale aux Affaires européennes, Sandrine Gaudin, et aux représentants des collectivités locales à savoir Benoît Payan pour la mairie, Martine Vassal pour la métropole et Renaud Muselier pour la région, rapporte La Provence.
Car l'enjeu est bien national comme nous l'écrivions en fin d'année dernière aux débuts de l'association Marseille capitale de la mer derrière l'idée du label de capitale européenne. "Nous voulons créer un label européen de capitale de la mer, mais il ne faut pas que le Portugal nous pique l'idée", avançait alors Marie-Dominique Champloy. Cette ancienne chargée de communication dans le secteur bancaire ne porte pas cette ambition seule. Elle s'appuie sur l'association Marseille capitale de la mer qu'elle a co-fondée avec Frédérique Cohen, Pascal Borel, Michel Lambertu, Patrick Fancello et Flavia Faggiana.
Après la culture en 2013, puis les initiatives locales de l'amour en 2018 et de la gastronomie en 2019, la mer s'invite donc comme un label capital. Le thème semble cette fois collé davantage avec l'histoire de la cité phocéenne et ses 57 kilomètres de littoral. "Le label doit permettre d'engrener les Marseillais, sur les critères qu'il doit comprendre c'est à nous de le construire", explique Marie-Dominique Champloy. L'initiative se cale sur deux temps forts, la présidence de la France du Conseil de l'Union européenne en 2022 et les Jeux olympiques de 2024 pour lesquels la voile investira Marseille.
Rémi Baldy