Pourquoi Masshylia crante l’expertise française sur l’hydrogène vert
Laurence Bottero avec Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero avec Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Un électrolyseur de 40 MW capable de produire 5 tonnes d'hydrogène vert grâce à de l'électricité 100 % renouvelable... Un site, La Mède, qui poursuit sa transition énergétique. Deux groupes - Engie et Total - pour le porter. Et des procédés innovants pour gérer, accompagner le tout... Masshylia, par son ampleur et ses promesses, agit comme une sorte d'accélérateur de l'expertise française en termes d'hydrogène vert.
Il a fallu en amont une année de pré-études pour poser, définir les contours, la taille que prendrait le projet. Le choix de La Mède est presque logique. Le site Total, qui a annoncé sa reconversion énergétique en 2015, se positionne comme une plateforme dédiée aux énergies d'avenir. D'ailleurs, il intègre différents plateaux consacrés à la production électrique, aux biocarburants, à l'AdBlue ainsi qu'une plateforme logistique et un centre de formation. Et l'objectif de Masshylia c'est de faire plus que la preuve du concept. L'objectif est bien de tester, de produire et de permettre de dupliquer ailleurs, à plus grande échelle.
L'un des défis, c'est notamment la gestion de l'intermittence de l'énergie renouvelable produite par les fermes solaires qui « doit permettre de transformer un profil électrique intermittent entrant en un profil plat d'hydrogène renouvelable pour répondre à un processus industriel qui tourne H24 », explique Michèle Azalbert, qui dirige la BU Hydrogène chez Engie.
Car le site provençal va être bourré d'innovations. Dont un système de stockage de grande ampleur qui pourra agir comme un tampon entre la production d'électricité intermittente justement et les besoins d'hydrogène continue.
Autre innovation qui sert de test, cette connexion directe qui doit relier une ferme photovoltaïque installée sur le site de La Mède à l'électrolyseur, sachant que d'habitude c'est le réseau RTE qui est utilisé pour ce type de « raccordement ».
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
« La première innovation c'est de passer à l'échelle pré-industrielle », pointe pour sa part Adamo Screnci, vice-président de la business unit dédiée à l'hydrogène renouvelable au sein de Total. « Car cela amène plein d'éléments économiques, industriels, structurants... ». La question du modèle économique, c'est aussi ce que souligne Michèle Azalbert, rappelant que « c'est tout un système de management de l'énergie à la fois en amont pour en optimiser son coût, comment on construit cette solution, les différentes briques que l'on va mettre en œuvre, l'électrolyseur, le stockage, le transport et comment on va les dimensionner pour optimiser le coût et in fine offrir une solution fiable et la moins coûteuse possible au client ».
Laurence Bottero avec Juliette Raynal