Quelle stratégie touristique pour Serre-Chevalier Briançon ?

Laurence Bottero
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C'est l'un des territoires de montagne les plus attractifs de France avec un domaine skiable le plus grand des Alpes du Sud. « Serre-Che » pour les intimes est l'une des stations de ski les plus identifiées comme « the place to be ». Briançon, c'est la ville fortifiée la plus haute de France, classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Le tout forme une vallée dynamique et attractive, avec 16 480 habitants à l'année et plus d'un million de journée skieurs chaque hiver. Mais les défis ne manquent pas. Le contexte sanitaire et ses répercussions d'abord, qui évidemment, empêchent toute activité « normale » de se dérouler. Et puis la concurrence, quoi qu'il en soit, d'autres destinations. Et on sait qu'en terme d'attractivité des destinations touristiques, c'est toute une chaîne de valeur, aux maillons inter dépendants les unes des autres qui est concernée par les soubresauts et les impacts, qu'ils soient positifs ou négatifs.
C'est un peu ça les nouveaux défis qui attendent David Chabanal. Depuis le mois de décembre 2020, soit quelques semaines, c'est lui le nouveau patron de l'Office de tourisme. Un homme de terrain, passé entre autres par Les Arcs ou le Pays d'Albertville, venu avec son expertise en développement touristique. Certes, il le reconnaît d'emblée, sa « feuille de route n'est pas encore toute tracée ». Mais il précise que son état d'esprit est celui de l'ouverture, qu'il entend bien « s'imprégner » encore mieux de la destination et « être à l'écoute de son équipe, des élus, des relais socio-professionnels »... bref de tous ceux qui participent à la dynamique de la Vallée.
D'ailleurs, il ne le cache pas, la notoriété de la station - « dans le Top français pour le ski alpin » - est aussi l'une des raisons de sa motivation. Une station qui vit aussi très bien l'été, même mieux que d'autres destinations, ce qui se calcule notamment via les données liées à l'hébergement. Lequel se répartit selon un ratio de 70/30 l'hiver et l'été alors qu'ailleurs c'est plutôt 80/20. « C'est cela qui situe la destination dans l'excellence de ce que peut faire une station de montagne », comprendre capable de proposer des activités qui permettent de nourrir une activité touristique et donc économique toute l'année. Dans la Vallée, on pratique le vélo ou le sport en eau vive. La destination est d'ailleurs un spot international pour la discipline. « Une filière escalade est également en train de se créer », note David Chabanal.
Laurence Bottero