Toulouse accueille AsterX, le premier exercice européen de spatial militaire

Florine Galéron
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Un an et demi après la création du commandement de l'espace (CDE) de l'Armée française à Toulouse, la Ville rose accueille en ce moment le premier exercice spatial militaire d'Europe.
Baptisée AsterX (en référence au premier satellite français envoyé en orbite en 1965), cette opération virtuelle va mobiliser 60 opérateurs à Toulouse, mais également des officiers de liaison de l'armée allemande et de l'US Space command pour faire face à toute une panoplie de scénarios.
Avant d'ajouter :
Emmanuel Macron viendra en effet en personne ce vendredi 12 mars dans les locaux du Cnes qui abrite pour le moment le Commandement de l'espace pour assister à l'exercice. Les scénarios avancés sont loin d'être de la science-fiction. En septembre 2018, la ministre des Armées Florence Parly dévoilait depuis Toulouse une tentative d'espionnage russe ciblant un satellite français, Athena-Fidus, mettant en évidence la vulnérabilité de l'infrastructure spatiale française. Plusieurs pays comme la Chine et l'Inde ont été jusqu'à tirer sur un satellite pour faire une démonstration de force.
Pas question d'en arriver là pour le moment du côté de la France.
Les débris sont d'ailleurs une préoccupation grandissante de l'Armée française. Certains objets de très petite dimension sont très difficiles à détecter mais sont en mesure pour autant de détruire un satellite rencontré sur leur trajectoire.
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Le commandement de l'espace mobilisera à terme 400 personnes à Toulouse. Les infrastructures définitives commenceront à sortir de terre en 2023 et le centre de commandement sera pleinement opérationnel en 2025. Par ailleurs, la Ville rose vient d'être choisie par l'OTAN pour accueillir un centre d'excellence dédié aux opérations spatiales qui accueillera 42 personnes d'ici 2025, dans des bâtiments spécialement construits à cet effet.
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Florine Galéron
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