Pascal Lorot – Institut Choiseul : « Le Sud est une région qui a des ambitions et des moyens »

Laurence Bottero
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Son Choiseul 100 est au monde du business ce que le Who's Who est au monde des personnalités. Plus globalement, Pascal Lorot définit l'Institut qu'il préside comme un « identificateur de talents et créateur d'un réseau de jeunes dirigeants économiques ».
Des jeunes dirigeants repérés partout en France, âgés de moins de 40 ans, dynamiques, discrets ou pas, mais qui ont tous le potentiel pour faire partie de ceux qui vont compter dans l'économie de demain. « A 35-40 ans, on sait si on a un avenir professionnel devant soi ou si on a déjà atteint le plafond de verre », estime Pascal Lorot qui précise que l'Institut n'est pas partisan, mais que son but est de « valoriser les talents que porte la France ».
Les thématiques très regardées sont évidemment celles qui sont prégnantes dans le contexte économique actuel. Sans surprise donc, RSE, innovation, santé, énergie. « Nous aimons à reconstituer des écosystèmes thématiques. Nous sommes dans une logique d'influence, avec la volonté d'être utile ».
Il y a 8 ans, le Club Choiseul est créé avec en fond un contexte particulier. Qui n'est pas - toute proportion gardée - très éloigné sous certains aspects du contexte actuel. « A ce moment-là, la France est dans un état d'esprit de pays qui se pense fini. Je me suis dit qu'il fallait en finir avec l'auto-dénigrement, que toute une génération qui était aux commandes pouvait permettre à la France de rester dans la course à l'excellence, au savoir-faire ».
Il y a trois ans, c'est avec le patronat russe que l'Institut signe un partenariat stratégique. Mais Pascal Lorot s'intéresse aussi beaucoup aux régions. « Le territoire est un lieu privilégié, là où tous les talents émergent. La France est plurielle ». En 2019, un classement spécifique à Provence Alpes Côte d'Azur est publié, « pour identifier les talents, de façon non partisane ». Le Club Sud, né à la suite de ce premier classement, est une façon de permettre le dialogue entre deux métropoles - Nice et Marseille - qui, dit Pascal Lorot, « se parlent peu » et donc pour « renforcer les chaînes d'une région engagée dans une compétition féroce ».
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Laurence Bottero