Pourquoi La Méridionale investit dans la ligne Ropax Marseille-Tanger

Laurence Bottero
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Photo d'illustration
Camille Moirenc

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Ce 12 avril, l'entrée du Girolata dans le port de Marseille signe la fin d'une opération de rapatriement que La Méridionale a mené sous l'égide du Quai d'Orsay, ramenant depuis Tanger 300 passagers et leurs véhicules. Une opération rendue possible la compagnie maritime - que l'on connaît beaucoup pour ses liaisons avec la Corse - organisant depuis plus de trois mois, une liaison Marseille Tanger Med.
C'est le port de Marseille qui a lancé en juin 2020, un appel à projet pour l'exploitation d'un terre-plein de plus de 13 000 m2 en vue d'une activité de manutention de remorques, et cela en prévision d'un trafic de Ropax vers le Maroc. La lauréate : La Méridionale.
Il faut dire que ce type de ligne, Benoît Dehaye, le directeur général de la compagnie qui appartient au groupe Stef, y croit fermement. « Je crois profondément à cette liaison avec le Maroc. Elle est naturelle pour Marseille, surtout avec le développement du port de Tanger Med ». Un port, situé sur le détroit de Gibraltar, classé 35ème au niveau mondial, qui ne cache pas ses envies de prendre plus d'envergure et dont le potentiel - 9 millions de conteneurs, 7 millions de passagers - n'est pas inintéressant. « En 2020, Tanger Med a traité 350 000 remorques, sensiblement identique à 2019. Et il enregistre une croissance de 14% sur les trois premiers mois de l'année ».
Pour Benoît Dehaye, il y a aussi le contexte général, favorable à cette liaison mêlant fret et passagers. « Cette solution logistique répond aux enjeux environnementaux, c'est un nouveau corridor qui peut très bien être le plan B d'Algesiras, qui sature notamment. C'est un corridor qui aspire à être développé et les premiers développements de la ligne semblent le confirmer ».
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L'intérêt de la liaison tient à ce qu'elle gère le fret certes, mais aussi à ce qu'elle embarque le passager. Ce qui, vu de Marseille, n'est pas inintéressant non plus pour la diaspora marocaine, qui voit là, « une voie plus naturelle que celle qui emprunte Sète, par exemple ».
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