Attractivité : la stratégie offensive de Provence Promotion pour « monter en gamme »
Laurence Bottero
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Photo d'illustration
R. GRUNCHEC
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Dans un environnement aussi complexe que celui qu'engendre la crise sanitaire, comment aller chercher les investisseurs, convaincre les prospects, montrer que l'on est le territoire parfait pour accueillir telle ou telle activité ? Comme un grand pan de l'économie, les agences de développement économique ont aussi été obligées de s'adapter. Quitte à devoir innover dans le fond comme dans la forme.
Avec 65 décisions d'investissements formalisées et 1.356 emplois directs prévus à horizon 3 ans, Provence Promotion n'est pas mécontente de ses actions de prospection menées en 2020. Pas mécontente malgré ce que Bernard Deflesselles appelle « une année blanche ». Comprendre, pas de salons internationaux, pas de déplacements possibles... « Ni de missions spécifiques », égraine le président de Provence Promotion. « La Covid-19 nous a obligé à transformer notre stratégie ».
Transformer c'est-à-dire adapter. Pour pallier à l'impossibilité des missions sur place, l'agence a d'abord redéfinit ses cibles prioritaires afin ensuite de choisir de s'appuyer sur des liaisons officer. « Nous avons préalablement revu nos zones de croissance, qui sont les Etats-Unis, la Chine, l'Allemagne notamment - puis de nous appuyer sur des sortes de référents, présents sur place. C'est un dispositif que nous avons mis en place avec les Etats-Unis, où un cabinet prospecte pour notre compte, balayant de la Côte Est à la Côte Ouest, sur des thématiques majeures pour nous, le numérique, la santé, l'environnement ».
On le sait, l'outre-Atlantique est un marché fort pour la Provence, les Etats-Unis représentant, de façon constante, un investisseur très regardé. En 2020, 20% des projets réalisés l'ont été avec des investisseurs nord-américains, contre 4% en 2019.
Provence Promotion s'est également appuyée sur une université de l'Utah, laquelle s'est rapprochée des deux business school qu'elle intègre, afin de profiter des compétences et de la vision de référents plus jeunes. L'idée étant de tirer le meilleur des deux approches. « Le regard des business school est davantage disruptif. Cela nous permet de conjuguer deux approches, l'une plus classique avec un cabinet dont c'est le métier, l'autre plus innovante avec des juniors ».
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