A Nice, le Centre Europe Direct veut aider les entreprises à ne pas bouder les financements européens

Laurence Bottero
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Si l'Europe a beaucoup - et demeure beaucoup - au centre des discussions depuis le début de la crise il y a un an, s'il a énormément été question de la réponse européenne à cette crise ou encore aux ambitions de relocalisations industrielles, il n'en demeure pas moins que la chose européenne reste encore un sujet flou ou méconnu des entreprises notamment.
Nice, ex-capitale européenne de l'innovation, qui avait candidaté pour accueillir un Centre Europe Direct, a vu son souhait être exaucé. Dans quelques semaines, début mai, ce centre d'information deviendra réalité. Si on peut imaginer la volonté de rapprochement avec le citoyen, l'enjeu se situe aussi ailleurs : du côté des entreprises.
Car l'Europe dispose de différents fonds destinés au financement des projets. Si le fonds FEDER est, par exemple, assez connu des TPE PME, d'autres le sont bien moins. Et à cela s'ajoute un aspect majeur : le plan de relance.
Si on sait déjà que l'Union Européenne finance une partie de plan de relance de la France à hauteur de 40%, d'autres programmes ciblent précisément le soutien aux entreprises en période post-Covid.
C'est notamment le cas de Next Generation EU. Doté de 750 milliards d'euros, voté l'an dernier, il abonde les Etats membres sous forme de subventions, à hauteur de 390 milliards d'euros, et de prêts, pour 360 milliards d'euros. Les sujets particulièrement adressés, sont, sans surprise la digitalisation des entreprises, à laquelle 20% des 750 milliards d'euros sont alloués, et la réalisation d'objectifs environnementaux telle la neutralité carbone, qui concentre 37% de la dotation.
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Autre levier, également outil du plan de relance européen, REACT- EU concentre, pour sa part, 47,5 milliards d'euros de fonds structurels. Et il cible à la fois la réparation des dommages engendrés par la pandémie, tout autant que la reprise, là encore sans surprise dans ses aspects numérique, écologique et de résilience.
Laurence Bottero